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Blague belge Nous refusons d'être placés devant cette alternative tragique : la bombe flamande ou le bombardement de la Flandre ». En ce mois d'octobre 2017, le Président Sarkozy, qui vient d'être triomphalement réélu et entame son troisième mandat, résume bien le choix difficile devant lequel sont placés les dirigeants européens.
Depuis son indépendance, la Flandre n'a cessé de provoquer la communauté internationale. D'abord, ce n'était que des mots. Tous les jours ou presque depuis la sécession, la presse flamande traitait le roi Albert "d'usurpateur", de "marionnette", voire de "guignol", lui qui dans son palais de Bruxelles se prétendait toujours roi des Belges. Mais ce n'était pas bien méchant, se disait-on. Quand le ministre flamand des Affaires étrangères a déclaré que « les Wallons, et les francophones en général, sont des êtres inférieurs, aussi bien culturellement que moralement, et, pour tout dire, racialement », on a prétendu que ces propos étaient avant tout à usage interne, destinés à l'électorat d'extrême-droite flamand, et les protestations ont été plutôt molles.
Et puis, brutalement, le ton a changé. Depuis quelques mois c'est le président flamand lui-même qui se déchaîne contre "l'entité pseudo-belge" que constituent Bruxelles et la Wallonie. De cette Belgique résiduelle, c'est Bruxelles qui concentre les attaques : « Cette ville est un chancre dans la chair flamande ! Tôt ou tard, nous purgerons la terre fl amande de toute présence francophone ! ». Comme dans le même temps, l'armée fl amande a testé des nouveaux missiles d'une portée supérieure à trente kilomètres, capables d'atteindre les faubourgs de l'ancienne capitale, l'émoi est grand. Le mois dernier, des photos satellite ont repéré des installations suspectes dans la banlieue d'Anvers. Les bâtiments, habilement camouflés en brasseries traditionnelles, abriteraient en réalité des installations nucléaires.
Dès lors, que faire ? Le Premier ministre français, Bernard Laporte, a récemment déclaré que son pays ferait face à toute éventualité, y compris « la guerre ». Le Président Sarkozy lui-même, on l'a vu, est conscient de la gravité de la situation. Fidèle à son habitude du parler-vrai-sans-tabous, il a donc proposé aux Flamands le marché suivant : d'accord pour l'annexion de Bruxelles, mais en échange, abandon du programme nucléaire militaire. La France s'engage à fournir des centrales nucléaires civiles, destinées notamment à dessaler la mer du Nord. Selon toute vraisemblance, les Flamands vont mordre à l'hameçon. Encore une victoire pour la diplomatie française !
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