Révolution royale
Dans l'idéal, il faudrait devenir culticime. Avoir plus d'abonnés, plus d'annonceurs, plus de dons. Plus de tout pour plus de sous, afin de payer nos prestataires, payer nos salariés, payer nos stagiaires. Dans tous les cas, la crise de l'Europa ne doit pas nous contraindre à la rigueur. Mais elle est une occasion de faire le point sur la façon de faire avancer le projet, tout en gardant la même rigueur. La nôtre, celle du travail. Avec la même envie de rire et de partager l'Europe telle qu'on la vit et qu'on préférerait la voir. Hors de question d'euthanasier Europa en l'état actuel des choses. Le combat se poursuit.
Nous sommes comme les personnages de Nina Pauer. Face à la page blanche du futur, tout reste possible pour réinventer Europa. Pourquoi pas rajouter une seconde avant la parution du journal, pour s'accorder à l'horloge atomique. Peut-être même un peu plus, quelque chose comme un million deux cent quatre-vingt seize mille secondes. Pourquoi pas faire notre révolution interne et choisir un nouveau mode de fonctionnement. Une révolution cool et québécoise, qui aboutirait au retour du roi.
Revenir à la monarchie. De bonnes choses au programme : merchandising royal pour vendre des assiettes en porcelaine siglée Europa ; rassurer nos partenaires, annonceurs et abonnés dans la continuité assuré par notre permanent roi ; cooptation et coup de pouce financier en intégrant des cercles aisés ; rétablissement des anciens aristocrates du magazine, à l'image du duc Simeon Sakskobourgotski, aux hautes fonctions de l'asso ; gagner en fonctionnement démocratique grâce à un roi bienveillant. Des bonnes idées que nous avons fouillé expressement dans notre dossier et que l'on mettra en pratique le 18 octobre, parmi d'autres (surprise).
Car le futur sera royal ou ne sera pas. Avant la fin du monde, en tout cas...