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Il fallait trouver une parade. En Autriche, il n’existe aucun quota garantissant la diffusion d’un minimum de musique locale sur les ondes. Du coup, la radio FM4 a créé Soundpark, sa propre plateforme virtuelle destinée à la découverte et à la diffusion des jeunes musiciens et groupes locaux. « En 2007, la musique autrichienne s’est modernisée, explique Stefan Trischler, responsable de Soundpark, sur la radio FM4. Actuellement, les artistes atteignent directement le circuit de diffusion, sans passer par les médias traditionnels. Ce ne sont pas seulement des amateurs à la recherche de la gloire, mais des artistes dans le vent, de renommée parfois même internationale. » Née en octobre 2001, la page Soundpark est devenue une plateforme pour les chanteurs autrichiens. Sur le même principe que l’américain MySpace, fondé en août 2003, Soundpark donne la possibilité aux musiciens de se présenter par l’image, le texte et le son. On peut également y laisser des commentaires. Du Net aux ondes La rédaction musicale de FM4 écoute régulièrement les nouveaux arrivants sur le réseau. Les meilleurs morceaux atterrissent alors le plus souvent dans la programmation radiophonique, ou sont diffusés lors d’une émission spéciale programmée le dimanche soir. Lors de cette émission qui dure cinq heures, les groupes et les labels sont présentés en détail. En six ans, quelques groupes à succès ont vu le jour grâce à ce système. Le trio viennois pop-électro TNT Jackson a sorti son deuxième album à l’automne dernier. C’est la conséquence directe de sa démo passée en 2004 de la plateforme virtuelle à la radio. Peu après, le groupe signait avec le label autrichien Fabrique Records. La même année, le chanteur-compositeur Landscape Izuma surprend avec sa chanson 1150 2 Anywhere. Même scénario que pour les TNT Jackson : le chanteur ne tarde pas à éditer son premier album auprès du label indien Siluh Records. « La plateforme a engendré de nombreuses collaborations musicales et prises de contact qui n’auraient jamais pu se faire dans la rue, estime Stefan Trischler. Après six ans et 4600 groupes, il est sûr que notre support n’est pas victime des variations saisonnières... »
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