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« L'union fait la force. » C'est la réponse qu'ont trouvée les labels indépendants au pouvoir économique et médiatique des majors. Face aux phénomènes de concentration, les labels se fédèrent, au sens propre du terme. Impala, fédération européenne de labels indépendants, porte leur voix auprès des institutions européennes, pour « accompagner les indépendants, politiquement et économiquement, de sorte qu'ils puissent se concentrer sur la musique », explique Helen Smith, présidente de la fédération à Bruxelles. Impala regroupe aujourd'hui près de 4 000 labels indépendants européens. Et le constat s'est imposé comme une évidence : en cumulant leurs chiffres de ventes respectifs, ces labels indépendants arrivent à surpasser les majors individuellement. En 2004, Impala culminait à 28,4 % de parts de marché sur l'industrie musicale (contre 25,5 % pour Universal Music Group, 21,5 % pour Sony BMG, 13,4 % pour EMI, et 11,3 % pour Warner Music Group). Une cinquième major Retour à la création ? En quelque sorte. Mais les indépendants, via la voix de leur fédération, n'hésitent pas à aller négocier directement avec les majors, pour obtenir des garanties commerciales sur la libre concurrence, afin « d'améliorer l'accès au marché des indépendants ». Et les projets sont ambitieux. Merlin, conglomérat international de labels indépendants qui a vu le jour en août dernier au Midem (Marché international du disque et de l'édition musicale) de Cannes, annonce d'emblée la couleur : « La forme d'apartheid du copyright à laquelle doivent actuellement faire face les droits d'auteurs des indépendants est inacceptable. Merlin permettra aux indépendants du monde entier d'obtenir de nouvelles licences et de prendre part de manière compétitive aux modèles économiques », a déclaré Charles Caldas, directeur général de Merlin, comparant cette structure à une « cinquième major de l'industrie musicale ».
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