DOSSIERS ![]()
Le battage médiatique en ferait presque oublier qu... ![]()
De la reconqête de lespace public sous toutes ses ... ![]()
![]() F.Allemand B.Khader: "L'Union pour la Méditérranée, pourquoi? Comment?" ![]() Un pas de plus vers la diminution de la TVA dans la restauration ![]() Pacte européen de l'immigration: Accord unanime sur un texte a minima ![]() «Il faut un accord pour la crédibilité de l’Europe dans le monde» ![]() Les ministres de l’Energie opèrent un « glissement sémantique » de taille sur les ... ![]() |
Lorsqu'il accède au pouvoir le 27 juin 2007, Gordon Brown n'a pas l'intention de suivre exactement Tony Blair sur de nombreux sujets de politique étrangère. Certes, comme lui, il est favorable à une adhésion de la Turquie à l'Union européenne si elle valide les critères soumis par Bruxelles. Il souhaite également une politique européenne plus pragmatique, passant notamment par une diminution substantielle de la part de la politique agricole commune (PAC) dans le budget européen. Une diminution qui d'après lui permettrait de développer d’autres politiques telles que la recherche, l'innovation, l'éducation et l'aménagement du territoire qui s'inscrivent dans le cadre de la stratégie de Lisbonne. En revanche, il souhaite prendre ses distances vis-à-vis des Etats-Unis, par exemple par un retrait progressif des troupes britanniques en Irak. Cela ne signifie pas pour autant un rapprochement avec l’Europe, puisqu'il ne veut toujours pas entendre parler de l'euro et est peu disposé à faire des compromis pour faire avancer la construction européenne. Ratification du traité prévue au premier semestre 2008 Cependant, les décisions prises au 10 Downing Street depuis six mois pourraient être en mesure d'atténuer ces craintes. Gordon Brown a fini par signer le traité de Lisbonne, il est vrai au dernier moment et après l'obtention du retrait des symboles de l'Union. Mais il envisage sa ratification durant le premier semestre 2008, afin de contrecarrer David Cameron, leader du Parti conservateur, qui le distance dans les sondages et qui propose un référendum. Il sait aussi que le Royaume-Uni a toute sa place dans l'Europe, d’autant plus que des dirigeants européens actuels partagent certaines de ses positions, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel par exemple. En outre, les Britanniques, selon un sondage, seraient un peu moins eurosceptiques que nous le croyions, puisque 58 % considèrent l'appartenance à l'Union européenne comme un élément positif, mais préfèrent maintenir des relations particulières avec les USA. Ils voient toujours d'un mauvais œil les décisions prises à Bruxelles. Un mini-sommet européen à Londres Bien que l’adoption de l'euro ne soit toujours pas d'actualité, la chute de 9 % du taux de change de la livre sterling a donné quelques frayeurs à Gordon Brown, si bien qu'il prend l'initiative d'un mini-sommet européen à Londres, d'abord avec la France, l'Allemagne, puis l'Italie, afin de renforcer la sécurité financière en Europe. José Manuel Baroso, président de la Commission européenne, est aussi convié à la dernière minute. Les autres Etats-membres n'ont guère apprécié. Désormais, il faudra voir si ce rapprochement – timide - vers l'Europe se poursuivra en cas de victoire aux élections législatives anticipées de décembre 2008, ou s'il s'agit d'une stratégie mise en place pour réussir l'examen des urnes.
|
|||||||||||||||||