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D’une superficie de 20 273 km², coincée entre l’Italie, l’Autriche, la Hongrie et la Croatie, et d’une population de 2 millions d’habitants, la Slovénie, qui assure la présidence du Conseil de l’Union européenne depuis le 1er janvier 2008, ne fait pas souvent parler d’elle. Pourtant, les orientations volontaires prises à travers son histoire récente et les bons chiffres de son économie méritent que nous nous y attardions un peu plus. Tout d’abord, alors qu’elle faisait encore partie de la Yougoslavie, la Slovénie fut la première des républiques fédérées de la Yougoslavie à organiser des élections multipartites en 1990, et 90 % de la population se prononça en faveur de l’indépendance lors d’un référendum tenu le 23 décembre de la même année. La République de Slovénie proclama officiellement son indépendance le 25 juin 1991. En réponse à cet affront, l’armée fédérale de Yougoslavie intervint deux jours après, mais l’accord de Brioni, négocié par la CEE le 7 juillet 1991, l’obligea à se retirer. La Slovénie n’aura subi que quelques bombardements et échappera alors au conflit qui aboutira à la dissolution de la Yougoslavie. Le plus riche des douze nouveaux Résolument tournée vers l’Europe, elle entre au Conseil de l’Europe en 1993 et pose sa candidature à l’adhésion à l’Union européenne en 1996, candidature honorée le 1er mai 2004 lors du plus large élargissement de l’histoire. Constituant déjà la république fédérée la plus riche de Yougoslavie sous Tito, et bénéficiant d’une situation politique stable depuis son indépendance, la Slovénie détient aujourd’hui le PIB par habitant le plus élevé des douze nouveaux adhérents, et même supérieur à ceux de la Grèce et du Portugal. En outre, une croissance économique forte continue lui a permis dès novembre 2005 de remplir les critères du pacte de stabilité et de croissance (déficit public inférieur à 3 % du PIB, dette publique inférieure à 60 % du PIB, inflation inférieure à 2,8 %), et de devenir ainsi le premier des douze pays membres issus des élargissements de 2004 et de 2007 à l’Est à adopter l’Euro. Mission ratification La Slovénie est également devenue une destination touristique très prisée pour la découverte de ses paysages naturels préservés, ses stations de sports d’hiver ou pour sa charmante capitale, Ljubljana. En près de dix-sept ans d’existence, la Slovénie a démontré de grandes capacités pour tracer sa propre route et peut ainsi sereinement relever le défi de la présidence tournante pour le premier semestre de l’année 2008. Parmi les grands chantiers, nous pouvons citer la ratification du Traité de Lisbonne, commencée en Hongrie le 17 décembre 2007, la poursuite des travaux en matières énergétique et environnementale pour la mise en place de politiques communes, mais aussi l’apport de nouvelles solutions pour la stabilité encore précaire en Serbie et au Kosovo, qui doit avoir un statut clarifié : des territoires de l’ex-Yougoslavie qu’elle n’a jamais oubliée, par sa participation à la SFOR et à la KFOR pour le maintien de la paix, respectivement en Bosnie et au Kosovo.
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