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Dans tout le pays, plus de six millions de Serbes sont appelés à se prononcer à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle. Un scrutin déterminant pour le pays. L’heure du choix entre se tourner comme les voisins de l’ex-Yougoslavie vers l’Union européenne ou au contraire se rapprocher de la Russie. Avec en arrière-plan, la question du Kosovo que la Serbie ne veut pas céder. Mais les élections ne devraient pas déplacer les foules. Désabusés par un pays qui peine à se relever des années 1990 marquées par la guerre et les bombardements de l’OTAN, les Serbes ont pourtant le choix. Au total, neuf candidats (dont une femme) se présentent. Après de longs mois d’une campagne centrée sur le Kosovo et le rapprochement avec l’UE, les sondages font, sans surprise, ressortir deux hommes au coude à coude. Comme il y a quatre ans, le duel final devrait se jouer entre Boris Tadic, le président sortant, et le russophile Tomislav Nikolic. Pro-européen vs russophile D'un côté, le leader du DSS (centre droit) peine à valoriser son bilan à la tête de l'Etat. Pro-européen, il assure qu'il ne lâchera pas prise sur la question, très chère dans le coeur des Serbes, du Kosovo. De l’autre côté, Tomislav Nikolic du Parti Radical a fait de la sauvegarde du Kosovo dans les frontières serbes une priorité avant même le rapprochement avec l’UE. Il y a quelques jours, il a déclaré préférer une Serbie « province de la Russie que membre de l’UE » mais s’est rétracté dans le sprint final, évoquant une possible intégration à l’Union si le Kosovo restait serbe. Si entre l'UE et le Kosovo, Boris Tadic préfère ne pas choisir, Tomislav Nikolic, lui, brouille les pistes. De quoi donner du fil à retordre aux indécis, particulièrement nombreux à quelques heures du premier tour. Et les autres candidats ? Un libéral démocrate de 36 ans très pro-européen, unique candidat favorable à l’indépendance du Kosovo, et six autres figurants, qui ne devraient jouer un rôle qu’entre les deux tours… Premier élément de réponse dans la soirée, avant une deuxième joute électorale qui promet d’être serrée. Ce sera le 3 février prochain.
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