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La Charte européenne des langues minoritaires date de 1992. Le Conseil de l'Europe a adopté ce texte pour protéger et favoriser les langues historiques régionales et les langues des minorités en Europe. Le terme "langue minoritaire" (ou langues minorisées) est le plus utilisé en Europe. La France ne reconnaissant pas le principe de "minorités", elle lui préfère l'expression"langues régionales". Une langue minoritaire dans un pays peut être par ailleurs la langue officielle d'un autre État voisin. C'est le cas du français dans le Val-d'Aoste italien, par exemple.
La Charte européenne des langues minoritaires s'applique seulement à des langues traditionnellement employées par les ressortissants d'une partie d'un État européen (elle ne concerne pas les langues parlées par les récents immigrants provenant d'États non européens). Et elle précise aussi que pour être considérées comme des langues minoritaires, il faut qu'elles diffèrent de manière significative de la langue majoritaire ou de la langue officielle. Les dialectes ne sont donc pas inclus dans la charte non plus. Sur les 47 membres du Conseil de l'Europe, 22 ont ratifié le texte dont l'Allemagne, l'Espagne, les pays nordiques, l'Ukraine ou l'Angleterre. Onze autres ne l'ont pas mis en application, comme la Belgique, l'Irlande, la Russie ou l'Italie. Et la France.
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