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Les sondages annonçaient les élections locales comme une épreuve difficile pour le Parti Travailliste, majoritaire depuis près de 11 ans. L’usure du pouvoir semble agir contre Gordon Brown, qui doit assumer l’héritage de Tony Blair depuis moins d’un an. Sa côté de popularité ne parvient pas à décoller. La voix du succès paraît alors grande ouverte pour le Parti Conservateur. Une cuisante défaite « Raclée », « gifle », « déculottée »,… tels sont les mots employés par la presse pour qualifier ce revers historique. La défaite est encore plus humiliante au vu des chiffres : les Tories, le Parti Conservateur, arrivent largement en tête avec 42 à 44% des voix tandis que le New Labour, avec seulement 23 à 24%, est devancé par un autre parti, le Parti Libéral-Démocrate, crédité de 26 à 27%. Sur les 4102 sièges de conseillers municipaux à renouveler, les Travaillistes en perdent 334, les Conservateurs en gagnent 260 et les Libréaux-Démocrates 34. Au final, les Conservateurs dirigent 65 conseils, les Travaillistes 18 et les Libréaux-Démocrates 12. Londres, symbole de la déroute travailliste…annonciatrice des législatives ? Principal enjeu des élections, la capitale britannique a été le théâtre d’une campagne rude entre le maire travailliste sortant depuis l’an 2000, Ken Livingtsone, dit « Ken le Rouge » pour son passé trotskiste et ses prises de position fortement ancrées à gauche, et le candidat conservateur Boris Johnson, qui a également droit à un surnom, « Boris le Bouffon », cette fois pour sa réputation de gaffeur et son humour. Après un suspense prolongé dans la soirée du 2 mai 2008, le verdict tombe : Londres tombe dans l’escarcelle des Conservateurs, malgré un bilan globalement positif pour Ken Livingstone, notamment en matière de transports, alors que les principales critiques portaient sur le péage à l’entrée du cœur de la ville. Pour David Cameron, chef du Parti Conservateur, les excellents résultats enregistrés lors de ces élections locales signifient qu’une époque de la vie politique britannique, dominée par le Parti Travailliste, s’achève et annonce le retour de la droite aux affaires aux prochaines élections législatives, qui doivent se tenir d’ici 2010, mais dont la date n’a pas été fixée. On parle de décembre 2008.
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