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L'objectif semble clair : réduire la fragmentation des partis pour permettre l'ouverture d'une nouvelle saison politique sous le signe du rassemblement.
Le Parti démocrate Le Parti démocrate est né de l'alliance des DS (Démocrates de gauche, ndt), et de la Marguerite (démocrates chrétiens, ndt), après une gestation de deux ans. Walter Veltroni a récemment été élu secrétaire du Parti démocrate, après des primaires qui ont vu tous les hommes forts des deux partis de centre-gauche finir aux postes clés du parti nouveau-né. L'objectif politique est clair : donner vie à une grande force modérée afin de se positionner au centre de l'échiquier parlementaire et évincer toujours plus l'encombrant Parti communiste. Le Parti du peuple et des libertés Silvio Berlusconi a, le dimanche 18 novembre dernier, dissous son parti Forza Italia afin de créer le "Parti du peuple et des libertés", réaction impulsive qui fait suite à la création officielle du Parti démocrate. Ce coup de théâtre a été rendu possible par la position hégémonique qu'exerce Berlusconi au sein de son parti, qui lui a permis d'éviter les "tracasseries bureaucratiques" inhérentes à ce genre de décision, comme des primaires par exemple. L'objectif affiché : déplacement des forces politiques de centre-droit... au centre. Que deviennent les alliés ? Au sein de la coalition de centre-gauche, une partie des Démocrates de gauche n'a pas suivi le mouvement insufflé par la création du Parti démocrate, et pense à donner vie à une nouvelle entité politique qui pour l'instant se nomme Sinistra Arcobaleno (la Gauche Arc-en-ciel, ndt), qui devrait comprendre les partis de Refondation communiste, les Communistes italiens, et les Verts. Au sein du centre-droit, Alliance nationale, par la voix de son secrétaire national Gianfranco Fini, a vivement critiqué l'annonce de Berlusconi, et a déclaré ne pas avoir l'intention de rejoindre le Parti du peuple et des libertés. Il en va de même pour l'UDC (Union des démocrates chrétiens) de Casini. Veltroni et Berlusconi se sont rencontrés peu avant les fêtes de fin d'année pour parler de la nouvelle loi électorale (voir encadré). Tous deux semblent d'accord pour changer la loi actuelle, mais les intentions évoquées pénaliseraient d'autant plus les petits partis. Une décision qui sonne comme un ultimatum pour leurs alliés : avec ou sans nous.
Une nouvelle loi déjà contestée La nouvelle loi électorale italienne a été votée en 2006, juste avant les dernières élections présidentielles. Cette loi électorale avait pour but d'affaiblir la coalition de centre-gauche en permettant la multiplication des petits partis à l'Assemblée. Elle prévoit un système proportionnel quasiment intégral, avec des seuils très bas pour être représenté à l'Assemblée. Le gouvernement est donc souvent paralysé par les vetos de ces petits partis, situés au centre et à gauche de la coalition. Ce système des partis provoque un mécontentement de plus en plus grand au sein de la population italienne. Une procédure de référendum abrogeant la loi électorale a été lancée et a déjà recueilli plus de 800 000 signatures. À moins que le Parlement ne réforme lui-même la loi électorale, le processus devrait donc aboutir, contrairement à la constitution italienne, à un référendum visant l'abrogation de certains articles de la loi en vigueur, et ce au printemps 2008. Le résultat d'une telle réforme serait un système plus proche du système allemand, avec un seuil de 4 % des voix pour pouvoir être représenté à la Chambre et de 8 % pour obtenir un siège au Sénat.
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