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Elle se souvient de la célébration de la journée internationale de la lutte pour le droit des femmes, au Bélarus. Un pays où le discours officiel présente la femme comme une fierté nationale.
"La veille du 8 mars, dans mon université, je me vois offrir, à l'instar de toutes les femmes dans toutes les universités, écoles et entreprises, un traditionnel brin de mimosa et une peluche par mes collègues hommes. Le jour de la fête sont diffusés à la radio et à la télévision des vœux d'amour et de bonheur pour "nos chères femmes". "Chaque fils, chaque père et chaque mari se sent obligé de faire un cadeau et en plus de cela de laver la vaisselle. Et le soir, dans le métro, je vois de nombreuses "chères femmes", qui n'ont pas ménagé leurs efforts pour se rendre belles, accompagner leurs maris et leurs copains parfois ivres. Les hommes sont détendus, ils se sont pliés à leur obligation annuelle. Mais pour elles la fête est finie, elles sont déjà concentrées sur les soucis de demain : travail, enfants, maison."
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