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Mitochondrie Nantes France
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Nantes, France

FRANCE | Home sweet home studio

12/03/08 | Laura Spaeter

Si les musiciens peuvent éviter les majors, il leur est difficile de ne pas passer par un studio d’enregistrement. D’où le développement, entre amateurisme et professionnalisme, des home studio. Reportage chez un de ces passionnés, en Alsace.


Pinkou
Clermont-Ferrand France

Quand Jean-Marc Wanner accueille un visiteur dans sa maison, près de Strasbourg, il l’emmène d’abord visiter… sa cave. Un sous-sol pas tout à fait comme les autres, où il a installé son propre studio d'enregistrement. Elaborée dès la construction de la maison, la pièce est complètement insonorisée. Trois ou quatre guitares côtoient une batterie, un piano électrique, deux ordinateurs et des tables de mixage. Des fils électriques parcourent la pièce.

Cet ingénieur de formation a voulu faire de l’enregistrement musical son métier… avant d’y renoncer rapidement. « Une étude de marché m’a poussé à faire de mon home studio une activité complémentaire », explique-t-il. C'est aujourd'hui par goût de la musique qu'il propose ses prestations et qu'il met ses compétences au service des autres.

Proximité avec le client

Et on peut dire que ce quadragénaire a un sens du commerce un peu particulier. Lorsqu’il enregistre un musicien ou un chanteur, il confie sans hésiter que le plus important reste l'échange et le dialogue. Du coup, le technicien joue souvent les directeurs artistiques. « Quand un artiste repart et que j'ai pu lui apporter quelque chose, c'est gagné », se réjouit-il. Car avec un client par an, on ne peut pas dire que cette activité soit rentable. Même s'il avoue qu'il serait heureux d'avoir deux ou trois clients de plus, Jean-Marc Wanner aime sa liberté.

Et c'est là, d'après lui, la plus grande différence avec les cadences imposées par les grands studios. Il n'a pas d'obligations et surtout, il prend le temps dont il a besoin pour être le plus proche possible de ses clients.

Avoir un home studio a un prix. Dans son sous-sol, Jean-Marc a réuni l’équivalent de plusieurs milliers d’euros, investis dans du matériel acquis d’une année sur l’autre. Mais le matos ne fait pas l’ingénieur du son : « Il faut aussi d’excellentes bases techniques pour tirer le meilleur de la musique. » Le son enregistré par Jean-Marc Wanner sert bien souvent à alimenter un projet que l’artiste enverra à une maison de disques. Et si le musicien est jugé intéressant, on lui demandera d’enregistrer à nouveau sa musique... dans un studio professionnel.

Rédacteur : Laura Spaeter, Strasbourg, France




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