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Lors des élections helvétiques d'octobre, l'Union démocratique du centre (UDC), la droite ultra-conservatrice, remporte 30% des voix. Rares sont les politiques suisses qui auront été aussi efficaces, remuantes et contestées.
Grâce à une politique de cloisonnement, l'ancien chef d'entreprise et milliardaire a fait de l'UDC l'un des partis les plus influents en Suisse. Christoph Blocher entre au gouvernement en 2004. Il devient l'un des sept conseillers fédéraux. Certes, en tant que conseiller fédéral, il est contraint au consensus, mais Blocher continue d'être la vitrine de son parti, inscrit dans l'opposition. Le département Justice et Police, dont il a la charge, est géré comme une véritable entreprise. Blocher est un observateur attentif de ce qui occupe les Suisses. Les sociaux-démocrates, qui ont essayé d'axer leur campagne électorale sur un programme anti-Blocher, s'y sont cassé les dents. Contrairement aux craintes souvent exprimées dans la presse francophone, malgré ses prises de position pour une politique d'immigration contrôlée, l'influence de Christoph Blocher sur le gouvernement reste modeste. Le système de gouvernement suisse oblige l'UDC à accepter des alliances si elle veut obtenir quelque chose. Mais à cause de ses positions extrêmes, Christoph Blocher se trouve souvent isolé.
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