|
01/12-08H - Italie. Le Vatican contre la dépénalisation universelle de l'homosexualité
01/12-12H - Autriche : une nouvelle coalition au pouvoir 29/11-10H - Norvège et Russie. Dispute archéologique dans l'océan arctique 28/11-10H - Russie. Le juge du procès Politkovskaia est maintenu 28/11-10H - Russie. A la Foire des Millionnaires, pas de crise financière 28/11-10H - Dégel des relations entre la Turquie et l’Arménie 28/11-10H - République tchèque. Naviguer à vue et rester ultra-libéral
DOSSIERS ![]()
Les grandes ONG, entre idéal et réalité Tels des icebergs flottants dans l’océan de la mondialisation, les ONG font aujourd’hui... ![]()
Guerre au Caucase : enjeux énergetiques et liberté... Liberté d’expression, stratégies énergétiques, etc. Le Caucase, région de l’ex-bloc... ![]()
![]() Les ministres européens de la Justice s'engagent pour une coopération judiciaire accrue ![]() Les Irlandais hostiles à un second référendum, selon un sondage ![]() OMC : l’accord sur la banane augmente les chances de compromis ![]() Réforme du paquet télécom : l’exception culturelle française est-elle menacée? ![]() Attractivité des entreprises en Europe : le territoire français ferait la course en tête ![]() |
Les Russes se sont rendus aux urnes dimanche 2 mars pour élire leur nouveau président. Sans grande surprise, les premiers résultats donnent une large victoire à Dimitri Medvedev (autour de 64%), le candidat choisi par Vladimir Poutine. Le taux de participation serait d'environ 65%. Ce chiffre est remis en question par les observateurs occidentaux, qui ont repéré par ailleurs de nombreuses irrégularités dans le déroulement de la campagne et du scrutin. Ils devraient rendre leur rapport lundi prochain. L'opposition, quant à elle, a crié à la fraude avant même l'ouverture des bureaux de vote.
On le dit terne, sans charisme, et sans personnalité et pourtant Dmitri Medvedev va devenir le nouveau président de la Russie grâce au soutien de Vladimir Poutine. Ce technocrate discret peut-il bouleverser les plans bien établis du partage du pouvoir de son futur premier ministre? Portrait. "Quelqu'un d'ordinaire", c'est le qualificatif qui revient le plus souvent quand on parle de lui. Calme, effacé, d'apparence loyal, Dmitri Medvedev se prépare tranquillement à devenir le président du plus vaste pays du monde. Une réputation qui n'est pas sans rappeler celle de Vladimir Poutine quand il fut choisi par Boris Eltsine pour le remplacer. Né en 1965 à Leningrad de deux parents professeurs, Dmitri Anatolievitch Medvedev se destine très tôt au métier de juriste. Ses anciens professeurs se souviennent de lui comme d'un élève actif, ambitieux, qui savait ce qu'il voulait. En 1987, il sort diplômé en droit de l'Université de Leningrad, la même que Vladimir Poutine. Leur chemins se croiseront pour la première fois en 1992. 20 ans de collaboration Medvedev, devenu consultant juridique à la mairie de Saint-Pétersbourg (nouveau nom de Leningrad après la chute de l'URSS), se lie d'amitié avec le premier adjoint du maire, Vladimir Poutine, qu'il sortira d'un scandale financier. Ce dernier lui trouvera plus tard un poste au Kremlin. Directeur de campagne de Poutine en 2000, il sera aussi président du conseil d'administration de Gazprom, avant de prendre ses fonctions de vice-président en 2005. Une carrière qu'il doit donc en grande partie à l'actuel président russe. Cosmopolite, fan de musique des années 70, Dmitri Medvedev représente, selon le Kremlin, la nouvelle classe moyenne russe. C'est en partie pour cela qu'il fut choisi comme successeur de Vladimir Poutine, au détriment du grand favori, Sergueï Ivanov. Dmitri Medvedev est l'un des rares, dans l'entourage du président, à ne pas être issu du FSB (ex-KGB), ce qui joue aussi en sa faveur. Un homme ordinaire, avec une vie privée rangée: il est mariée à son amour de jeunesse, Svetlana, avec qui il a un fils de 12 ans. Un tandem politique à l'issue incertaine Comme Poutine quand il était candidat, Dmitri Medvedev a axé sa campagne sur les libertés civiques. Il déclare aussi vouloir une justice indépendante, des médias libres. Il entend lutter contre la corruption endémique, et l'inflation. Libéral, il est populaire dans les milieux d'affaires. Mais beaucoup ont du mal a l'imaginer bousculer la politique poutinienne pour imposer ses visions. "Si Medvedev veut vraiment mettre le pays sur le chemin de la réforme libérale il devra démontrer une grande force de caractère, de flexibilité, et de prudence", déclare l'écrivain Viktor Yerofejev. Mais c'est de la continuité politique et le renforcement du dynamisme économique que les Russes veulent. La vraie question qui se pose, c'est comment le tamdem Medvedev/Poutine va fonctionner. Poutine, futur premier ministre de Medvedev, entend garder prise sur le pouvoir et laisser le nouveau président gérer les affaires courantes. C'était aussi ce qu'espèrait Boris Eltsine, en nommant Vladimir Poutine comme son successeur, qu'il voyait comme un technocrate docile. Avec tous les pouvoirs entre ses mains, dont celui de limoger son premier ministre, Dmitri Medvedev se contentera-il d'être la marionnette de Vladimir Poutine?
|
|||||||||||||||||