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Dimitris Christofias a été élu dimanche 24 février président de Chypre avec 53,36 % des suffrages. Ce député européen de 61 ans, chef du parti communiste réformé AKEL, a devancé son adversaire Ioannis Kasoulides, qui avait pourtant recueilli 980 voix de plus au premier tour. Un demi-million de Chypriotes-grecs étaient appelés aux urnes, le taux de participation a atteint 90,20 %. Dimitris Christofias était soutenu par le parti du président sortant Tasos Papadopoulos (DIKO), éliminé dès le premier tour, et par les sociaux-démocrates. Le nouveau président a affiché pendant la campagne sa volonté de dialoguer avec la République turque de Chypre du Nord. Cet Etat fantôme reconnu par la seule Turquie est occupé par les troupes d’Ankara depuis 1974. Il avait annoncé que son premier acte en tant que président serait de demander au délégué de l’ONU d’organiser une rencontre avec Mehmet Ali Talat, le président de la partie turque de l’île. L’objectif est de reprendre les négociations dans le sens de la réunification de Chypre. En matière économique, il a comme priorité l’augmentation de la productivité et la croissance économique. Son adversaire, le conservateur Ioannis Kasoulides, eurodéputé de 59 ans et ancien ministre des Affaires étrangères, était lui aussi favorable à la reprise des négociations avec la partie turque de l’île. Chypre devient le seul Etat de l'Union européenne dirigé par un président communiste, ce qui est une première pour l'île.
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