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À Sanlucar (ville andalouse), et Séville, c'est l'heure de la révolution écologique. Le site jonché d'oliviers et des collines désertes des mines du Boliden abritera en 2013 la plus grande plateforme solaire du monde. Elle permettra de produire 300MW d'électricité, et couvrira la consommation de 180 000 foyers, soit l'équivalent de la population de Séville, afin d'éviter l'émission de 600 000 tonnes de CO2 par an dans l'atmosphère. Les écologistes et les scientifiques du monde entier ont en effet les yeux rivés sur cette gigantesque plateforme solaire de 800 hectares, construite sur le site d'une ancienne ferme agricole appelée Casaquameda. Au départ, cette révolution écologique part du projet PS10, une centrale solaire de 115 mètres de haut, produisant 11 MW, et censée générer de l'énergie renouvelable propre. Ce projet co-financé par la Commission Européenne et le gouvernement espagnol (pour un coût total de 1200 millions d'euros) sera la première tour centrale d'énergie solaire thermoélectrique construite dans le monde. Elle place Solucar, tête d'affiche du groupe solaire d'Abengoa, et l'Espagne, à la pointe de l'avant-gardisme technologique solaire.
Pour quelques mégawatts de plus Cette énorme plateforme solaire est pour le moment composée de trois centres. Le premier, appelé PS10, est composé de 624 panneaux solaires de 120 mètres carrés, orientés automatiquement en fonction du soleil, et surplombés d'une tour de 115 mètres de haut. Le rayonnement solaire se concentre sur le récepteur de la partie supérieure de la tour, et celui-ci profite de l'énergie pour produire de la vapeur d'eau transformée en énergie électrique. La centrale Sevilla PV, elle, est une installation photovoltaïque de 1,2 MW, composée de 154 panneaux solaires en silicium, qui produisent de l'électricité grâce au soleil. Le troisième centre "PS2O" est actuellement en phase de construction. C'est une tour centrale thermoélectrique de 20 MW, identique au projet PS10, et équipée d'une zone de démonstration de collecteurs cylindro-paraboliques, dont la technologie va être utilisée dans les centrales Solnova 1 et 3. Le début de sa construction est prévu pour avril. Les prochaines centrales de la plateforme de Sanlucar vont se construire pendant les six prochaines années avant de devenir un macro projet. Casaquameda s'est d'ores et déjà convertie en un lieu de pèlerinage et de réflexion pour la protection de la couche d'ozone et l'orientation des politiques environnementales à venir. traduit de l'espagnol par Alexis Lebrat
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