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La solution du statut du Kosovo, imposée unilatéralement, se heurte au droit international. Le droit d'autodétermination est employé de manière réductrice, utilisant le droit de sécession en parlant de son aspect extérieur, et ignorant son aspect intérieur. Par ailleurs, le principe d'autodétermination ne mène pas nécessairement à l'indépendance. La logique suivie depuis le démantèlement de la Yougoslavie (donner le statut d'État exclusivement aux entités fédérales, ce qui n'est pas le cas du Kosovo) est complétement ignorée. Le traitement "privilégié" du Kosovo est une exception aux règles internationales. Il pourrait déclencher une instabilité à l'échelle mondiale. Des régions ou territoires comme le Pays Basque pourrait y voir un exemple à suivre.
Il faut rentrer dans l'essence du problème. Le problème du Kosovo est-il posé ? La question centrale est celle des rivalités ethniques et des méthodes violentes employées pour discuter les questions d'ordre politique. La crise sera résolue si la communauté internationale et ses acteurs se penchent sur le problème de la sécurité et du conflit ethnique et non pas du statut administratif du Kosovo. L'indépendance n'est clairement pas une solution optimale en ce qui concerne la stabilité et la sécurité. Le blanchissement d'argent, le trafic d'hommes, de drogues, d'armes pourraient exploser dans le cadre du nouveau statut du Kosovo avec l'appui des institutions publiques. Le crime organisé et les nouvelles formes de terrorisme politique pourraient entraîner la création d'une "entité criminelle guerrière" et représenter une menace pour la sécurité régionale et globale.
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