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"Il ne peut y avoir de réels débats politiques" Aujourd'hui encore, il n'y a pas de partis politiques en Russie. Toute la scène politique est contrôlée par le pouvoir. Russie unie, le parti de Poutine, écrase tous les autres. Sauf ceux qui sont prêts à trouver un compromis, ce qui exclut donc les réels débats. Les véritables opposants sont marginalisés. Ils n'ont pas accès aux moyens de large diffusion de l'information, car tous les médias sont contrôlés par l'État. Cette situation est d'autant plus grave que la plupart des électeurs en Russie sont apolitiques : depuis l'époque de l'URSS, soit ils n'ont pas confiance en la légitimité des élections, soit ils croient aveuglement à ce qui est dit par les médias officiels. L'autre partie des électeurs, une minorité politiquement active qui votait pour les partis libéraux SPS et Yabloko, est déçue par les conflits perpétuels à l'intérieur de ces organisations politiques. Ces luttes intestines pour le pouvoir démontrent le manque de principes moraux de ces groupes, et leur incapacité à former une union qui pourrait constituer une force réelle et essayer d'entrer à la Douma, l'Assemblée parlementaire russe. Svetlana Kovaleva et Tatiana Kouzina, deux étudiantes russes en France "Grâce à Poutine, la Russie est stable et démocratique" Les mesures du Kremlin ont permis le retour à l'ordre public, elles ont contribué à la répression des mouvements extrémistes et indépendantistes qui menaçaient le territoire russe. Elles ont permis de récupérer les biens de l'État après la chute de l'URSS et à sanctionner les malfaiteurs. Elles ont aussi aidé à diminuer l'écart entre riches et pauvres et à contrôler un pays en dérive. Aujourd'hui encore, le passage de la Russie à la stabilité et à la démocratie est la principale motivation des mesures du président Poutine. Le président russe a réussi à redresser la barre. En Russie, la période dite "démocratique" qui a suivi la chute de l'URSS a été catastrophique. L'enrichissement frauduleux des oligarques a plongé la majorité du peuple russe dans la misère, la pauvreté. Ce qui a entraîné un manque d'éducation, de conscience politique et juridique. Le pays se trouve aujourd'hui dans une situation économique et sociale encore instable dans laquelle l'ordre public est menacé. Or, parmi les obligations d'un État démocratique figure, outre celle de protéger les droits fondamentaux, celle de maintenir l'ordre. Alexei Kyriloff, étudiant russe en droit en France
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