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Nantes, France

FRANCE | L’après-élections : le blocage total

01/10/07 | Jonas Roland

À la suite des élections législatives du 10 juin dernier, les cartels formés par les partis communautaires n’ont fait que renforcer de chaque côté des tensions déjà tangibles.

Des vautours dans les ciel belge
Mabi
Brussels Belgique

Tout le monde le savait déjà, les négociations qui suivraient ces élections seraient houleuses. En effet, après plusieurs gels des dossiers communautaires, qu'on a "remis à plus tard", c'est l'heure de s'y replonger pour la classe politique belge. Les problèmes profonds viennent de loin, et résumer les tensions actuelles à la lumière de ces seuls dossiers contemporains est voué à l'échec. Néanmoins, ceux-ci illustrent concrètement les enjeux, même s'ils peuvent paraître obscurs aux observateurs étrangers. Deux grandes familles politiques ont été gagnantes à ces élections : les libéraux d'un côté (MR - francophones, VLD - néerlandophones), et les socio-chrétiens de l'autre (cdH - francophones, CD&V - néerlandophones). Le principal problème provient du fait que, malgré leurs connivences idéologiques, la séparation des partis qui a suivi la fédéralisation du pays en 1970 a entraîné des divergences sur pas mal de points. Ainsi, le CD&V s'est présenté aux élections en cartel avec le NVA, un parti flamingant (nationaliste). Avec le système belge de proportionnelle, il faut absolument créer une coalition majoritaire des 2/3 pour pouvoir effectuer des réformes institutionnelles. Ce que ces quatre partis réunis n'ont pas. Les négociations bloquent donc sur des problèmes spécifiques, comme l'arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvoorde, qui concentre toutes les tensions concernant Bruxelles et sa périphérie à écrasante majorité francophone, alors qu'elle se trouve en territoire flamand. Dans ces conditions, on voit mal ce qui pourrait amener un déblocage, et plus de 3 mois après les élections du 10 juin, on peut affirmer que le pays restera sans gouvernement pendant longtemps encore.

 

Une politique bilingue

Depuis la fédéralisation en 1970, les partis politiques ne représentent plus vraiment l'ensemble de la population belge, mais plutôt les communautés.

Principaux partis néerlandophones :

CD&V : d'inspiration démocrate-chrétienne, le Christen-Democratisch en Vlaams s'appelait précédemment Christelijke Volkspartij (Parti populaire chrétien, CVP). Après plusieurs débâcles aux législatives de 1999 et 2003, il remporte un succès aux régionales de 2004, devenu CD&V en présentant une liste commune avec le N-VA.

N-VA : La principale revendication de la Nieuw-Vlaamse Alliantie, parti flamand nationaliste et conservateur, est l'indépendance de la Flandre, tout en se proclamant europhile.

VLD : Vlaamse Liberalen en Democraten (Libéraux démocrates flamands), le cartel formé avec Vivant (parti bilingue et unitaire) se présente aux dernières législatives sous le nom d'Open VLD.

Principaux partis francophones :

MR : Le Mouvement réformateur s'est créé en mars 2002, d'une union de quatre partis libéraux et de centre-droit autour des valeurs du libéralisme. Aux élections législatives du 10 juin 2007, il est devenu le premier parti politique de Wallonie et Bruxelles avec 31,1% des voix dans ces parties du pays.

CDH : Le Centre démocrate humaniste, anciennement Parti social chrétien, est un parti chrétien-démocrate francophone. Suite aux législatives de 2007, le CDH participe aux négociations entre sociaux-chrétiens et libéraux pour former le nouveau gouvernement fédéral. 

Jonas Roland
Brussels, Belgique

Albert....
Albert....Mabi
Belgique