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Nantes France
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FRANCE | Quelles alternatives au pétrole ?

05/02/07 | David Colomar

Épuisement programmé des réserves, réchauffement climatique, tensions géopolitiques... Les raisons de chercher des alternatives à l’ « or noir » ne manquent pas. Où en sont les challengers du pétrole ? Tour d’horizon.

Dans la famille des énergies fossiles, la capacité du gaz naturel à remplacer le pétrole fait l'objet de débats intenses. Une chose est sûre : le pic des découvertes annuelles de nouveaux gisements de gaz a été dépassé. D'autre part, l'utilisation du gaz ne résout pas le problème des émissions de CO2 et, pour les Européens, ne fait que déplacer le problème de la dépendance énergétique du Moyen Orient vers la Russie, qui possèderait 30 % des réserves mondiales. Concernant les pétroles « non conventionnels », les progrès technologiques pourraient permettre d'exploiter prochainement les gisements de sables bitumeux, en particulier au Canada. Question énergies renouvelables, le solaire, plus que l'éolien, semble avoir le vent en poupe. En décembre dernier, une société américaine a mis au point un module photovoltaïque qui bat tous les records de rendement. Bonne nouvelle pour une filière dont les faibles rendements sont le principal défaut. De plus, les constructions de centrales solaires se multiplient, en Australie, en Espagne ou en Californie... L'énergie marémotrice, de son côté, continue de nourrir les espoirs, et des projets très divers voient le jour, notamment au Royaume-Uni, bien que l'usine marémotrice de la Rance, en Bretagne, continue de représenter à elle seule plus de 90 % de la production mondiale. Enfin, l'utilisation de la biomasse pourrait se généraliser, grâce notamment à l'amélioration des techniques de méthanisation, très en vogue dans les pays germaniques, qui permet de récupérer sous forme de biogaz une partie du contenu énergétique des ordures ménagères, par exemple.

Du bio dans les transports

Reste la question épineuse des transports : difficile de mettre une usine marémotrice dans une voiture. Le gouvernement français semble s'être enfin converti aux biocarburants, comme l'a montré la décision annoncée le 1er janvier de ne taxer que la partie non renouvelable du Superéthanol E85. Néanmoins, pour produire suffisamment de biocarburants pour remplacer totalement le pétrole, il faudrait mobiliser des surfaces largement supérieures aux terres arables disponibles. Les espoirs se focalisent aujourd'hui sur l'hydrogène, qui n'est pas une source d'énergie primaire (il faut le produire à partir d'autres sources d'énergie), mais dont les performances sont très prometteuses, et qui a l'avantage de ne pas dégager de CO2. Néanmoins, le problème du stockage de l'hydrogène est loin d'avoir été résolu, et les pouvoirs publics semblent peu pressés de financer la recherche dans ce domaine.

David Colomar
Sheffield, Royaume-Uni


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