DESSIN

Mitochondrie Nantes France
Mitochondrie
Nantes, France

FRANCE | L’après Tchernobyl

05/02/07 | André V.

Le 26 avril 1986, Tchernobyl explose. Bien que le nucléaire soit toujours d’actualité, l’Ukraine se tourne vers d’autres sources d’énergie et partage son savoir-faire en matière de sécurité.

Tchernobyl, vu du toit d'un immeuble de Pripyat, Ukraine. Photo prise par Jason Minshull.
Le 26 Avril 1986, une explosion thermique survient pendant les essais du réacteur nucléaire du 4ème bloc énergétique. Le réacteur détruit libère des doses mortelles d'aérosols radioactifs. La centrale nucléaire, la ville de Prypiat, et le territoire dans un périmètre de 30 kilomètres, subissent une pollution radioactive importante. Peu à peu, le nuage radioactif touche tout l'hémisphère nord (Europe, Atlantique, Canada, USA, Chine, Japon). En URSS la pollution couvre une zone de 130 000 km2 habitée par plus de 5 millions d'habitants. L'évènement critique reste la construction du couvercle de protection, appelé « sarcophage ». Ce dernier est mis en place au détriment de la santé et de la vie de nombreuses personnes : au moins 500 000 depuis 1986. Pourtant l'industrie nucléaire est primordiale pour l'économie ukrainienne. Parce que la majeure partie de ses revenus est le fruit de l'exportation de l'énergie électrique. L'Ukraine forme sa politique énergétique en se calant sur celle de l'UE. Comme tous les pays engagés dans le nucléaire, elle est en état d'alerte. Pourtant, de nombreuses mesures sont prises, comme l'augmentation des prix relatifs à l'énergie électrique, au maintien des centrales nucléaires et à l'industrie énergétique en général. Cela favorise le développement et l'exploitation de sources alternatives (éolienne, solaire, géothermique), mais uniquement au profit de quelques régions. Aujourd'hui l'écologie ukrainienne est aux normes. Le remplacement du nucléaire par les nouvelles énergies électriques, ainsi que la diminution du rejet des gaz dans les centrales thermiques, ont considérablement réduit l'impact écologique. Cependant, une importante partie de la population du pays reste sous le joug de la pollution émanant des installations énergétiques utilisant le charbon comme combustible.

Une expérience tragique mais précieuse

Les estimations scientifiques démontrent que les dangers du nucléaire ne sont plus que le fruit de l'imprudence, et restent tolérés. Les centrales nucléaires sont régulièrement surveillées. Et l'expérience précieuse de l'Ukraine inspire d'autres pays. L'aide des structures européennes reste récente. Pour le moment, l'Ukraine s'intéresse aux crédits avantageux proposés par la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement, ndlr). Ils concernent le financement des délais d'exploitation des centrales nucléaires et l'augmentation du niveau de sécurité. La coopération avec les structures européennes dans le domaine énergétique (qui date de 1997), avec par exemple EDF et le consortium Framatome, reste d'actualité. Malgré les conflits liés à la construction incomplète par Framatome du sarcophage, l'Etat ukrainien approuve cette collaboration, notamment pour ce qui est du partage de l'expérience acquise en matière de sécurité.

André V.
Rivne, Ukraine



Journée mondiale contre la torture
26 juin, journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture
Visiter le site