|
01/12-08H - Italie. Le Vatican contre la dépénalisation universelle de l'homosexualité
01/12-12H - Autriche : une nouvelle coalition au pouvoir 29/11-10H - Norvège et Russie. Dispute archéologique dans l'océan arctique 28/11-10H - Russie. Le juge du procès Politkovskaia est maintenu 28/11-10H - Russie. A la Foire des Millionnaires, pas de crise financière 28/11-10H - Dégel des relations entre la Turquie et l’Arménie 28/11-10H - République tchèque. Naviguer à vue et rester ultra-libéral
DOSSIERS ![]()
Les grandes ONG, entre idéal et réalité Tels des icebergs flottants dans l’océan de la mondialisation, les ONG font aujourd’hui... ![]()
Guerre au Caucase : enjeux énergetiques et liberté... Liberté d’expression, stratégies énergétiques, etc. Le Caucase, région de l’ex-bloc... ![]()
![]() Les ministres européens de la Justice s'engagent pour une coopération judiciaire accrue ![]() Les Irlandais hostiles à un second référendum, selon un sondage ![]() OMC : l’accord sur la banane augmente les chances de compromis ![]() Réforme du paquet télécom : l’exception culturelle française est-elle menacée? ![]() Attractivité des entreprises en Europe : le territoire français ferait la course en tête ![]() |
À première vue la jeune femme a tout d'une simple icône de la mode : collants bleu flashy, débardeur moulant rose, maquillage outrancier et tous les accessoires des "fluo-kids". Musique aux rythmes entraînants et succès commercial rapide, M.I.A. est une "pop-girl". En raison de la guerre civile sévissant dans leur région, sa mère, sa soeur et M.I.A. quittent le Sri-Lanka dans les années 80 pour s'intaller à Madras, en Inde. Nouvel exil quelques années plus tard en Angleterre. Mathangi Arulpragasam, de son vrai nom, y apprend l'anglais et s'initie au hip-hop américain. Son premier album, enregistré entre Londres, Madras, le Liberia et l'Australie, s'appelle Kala et est un formidable amas d'influences. De la house au rap, en passant par la musique sri-lankaise ou indienne. Les synthétiseurs ultra-saturés côtoient les choeurs de gamins cingalais et les paroles scandées de la chanteuse. Mais c'est dans le mariage de ses sonorités pop et de textes clairement engagés que M.I.A. surprend le plus. Etiquetée alter-mondialiste et féministe, M.I.A. entretient le flou sur son degré d'engagement. Pour autant, elle semble incarner une sorte de post-féminisme, tel que l'a défini le sociologue Alain Touraine. Un post-féminisme dans l'air du temps qui n'est plus à l'affrontement social et à la conquête de lois, mais à un travail sur les mentalités et comportements. M.I.A. décloisonne et rompt des barrières psychologiques, affectives et musicales. Plus que post-féministe M.I.A est une "pop-féministe".
|
|||||||||||||||||