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Pendant les années 60, la Tchécoslovaquie connaît une période de relative détente. Une « parenthèse enchantée », pendant laquelle de jeunes réalisateurs profitent de la levée partielle de la censure pour réaliser des chefs-d'œuvre. C'est le cas de Milos Forman ou Jiri Menzel, pour les plus connus. Mais, en 1968, cette nouvelle vague est fauchée en plein élan par les chars soviétiques du Pacte de Varsovie. Il faudra attendre la chute du bloc soviétique, à la fin des années 80, pour voir émerger l'espoir d'un renouveau cinématographique et la suite de la fameuse « Nouvelle Vague » tchécoslovaque. Mais cette suite n'a jamais vu le jour. Pour Dan Mircea Duta, docteur en cinéma et directeur de l'institut culturel roumain à Prague : « la Nouvelle Vague des années 60 était une forme artistique de résistance politique. Un concept devenu obsolète dans la nouvelle ère post-communiste où la censure a disparu, et où, dans une certaine mesure, on est libre de filmer ce qu'on veut. »
Une nouvelle vague roumaine La Roumanie, elle, n'a pas connu cette période de libéralisation dans les années 60. L'arrivée de la démocratie, après des décennies de contrôle total de la production cinématographique, a donc créé beaucoup d'espoir. Les Roumains attendaient beaucoup de cette liberté nouvelle. « Mais ils attendaient beaucoup de tout, et leurs attentes principales n'étaient pas d'avoir un cinéma indépendant ou une nouvelle vague, mais tout simplement du pain, de quoi vivre ! », explique Dan Mircea Duta. Depuis 2000, la Roumanie et la Hongrie octroient une aide gouvernementale à la création cinématographique. Elle a permis l'avènement d'une nouvelle vague roumaine qui commence à faire beaucoup parler d'elle à l'international. Certains de ces films ont d'ailleurs été distribués en France malgré la frilosité injustifiée et habituelle des boîtes de distribution françaises envers les films de l'Europe de l'Est. Derniers exemples en date : le très remarqué La Mort de Dante Lazarescu (Cristi Puiu, 2005) en 2006, et le récent lauréat de la caméra d'or à Cannes 12h08 à l'Est de Bucarest (Corneliu Porumboiu, 2006) sorti en France le 10 janvier 2007.
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