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Les optimistes qui voyaient la vie en rose après l'intégration sont une espèce en voie de disparition. Restent les pragmatiques, et les eurosceptiques : « Je ne suis ni enchantée, ni enthousiasmée par l'événement. Je ne suis pas d'accord avec la tendance d'uniformisation culturelle et toute autre sorte d'interdictions. Je me sentirai moins libre », me dit Isabela, étudiante en Droit. Un point de vue que partage Anca, 24 ans : « Je suis complètement contre l'intégration de la Roumanie à l'UE, mais je suis aussi consciente qu'il n'y a pas de meilleure option. Qu'est-ce que ça va changer au quotidien ? Nous serons plus tristes. » D'un autre coté, la majorité des jeunes Roumains, qui se déclarent pro-UE, garde la tête sur les épaules quand on parle des avantages immédiats de l'adhésion. « Beaucoup de petites entreprises feront faillite et pour les grandes, il sera très dur de faire face à la concurrence des firmes européennes », nous dit Ana, 21 ans. En général, les gens espèrent une amélioration du niveau de vie, une diminution de la corruption et de l'injustice. Mais aussi une meilleure image de leur pays. « Les clichés et les idées préconçues vont changer. Les Occidentaux ne vont plus penser que les Roumains vont à l'étranger pour voler et mendier, et que tous veulent quitter le pays », dit Sanda, étudiante roumaine à Nantes. Les jeunes Roumains sont heureux que l'on puisse voyager plus facilement en Europe avec la carte d'identité au lieu du passeport, et que l'on n'ait plus besoin de visa si l'on veut rester plus de trois mois dans un des pays de l'Union. Avec l'entrée dans l'UE, ce sera aussi plus facile d'étudier à l'étranger. Les gens pensent que l'on aura une plus grande ouverture culturelle et sociale, que les touristes visiteront davantage la Roumanie. Les Roumains semblent très attachés à leurs traditions. Ils ont peur qu'une grande partie de ces traditions disparaissent. Ils craignent que l'on aille emprunter beaucoup de coutumes et le mode de vie des pays occidentaux.
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