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La volonté de la Bulgarie d'appartenir à l'UE est motivée par des facteurs politiques, idéologiques et économiques. Concernant les deux premiers, il s'agit de notre volonté de voyager librement et d'être reconnus comme des citoyens européens à droits égaux. Depuis longtemps, on a le sentiment d'être des « outsiders » que les occidentaux regardent avec suspicion. Avec l'adhésion, on embrasse un principe essentiel de l'UE : les mêmes droits et les mêmes obligations pour tous. Les Bulgares sont autant conscients de leurs obligations que de leurs droits. En termes socio-politiques, l'UE représente un cadre de stabilité et de discipline qui facilite l'imposition de plusieurs réformes, surtout dans le système judiciaire, visant à rendre la justice plus efficace et à réduire la corruption.
Les aides ne sont pas un cadeau Sur le plan économique, les bénéfices sont communs. Pour la Bulgarie, l'adhésion représente des possibilités mais aussi des challenges. L'appartenance au même espace économique signifie plus d'investissements. Pour les autres États membres, la Bulgarie est un nouveau marché à exploiter. Le plus grand défi économique pour nous sera, peut-être, de faire face à la concurrence des produits occidentaux. De plus, la majorité de la population craint une hausse des prix, suite à l'adhésion. J'entends souvent dans les médias étrangers que la volonté d'adhésion des nouveaux membres serait motivée par les aides financières européennes. Ces aides ne sont pas un cadeau. Les aides viennent des fonds structurels et de cohésion dont ont déjà bénéficié beaucoup de pays de l'UE, et que certains continuent à recevoir, comme par exemple la Grèce, le Portugal et l'Espagne. L'argent de ces fonds est attribué à des projets concrets approuvés par Bruxelles. S'il n'y a pas assez de projets répondant aux critères d'attribution, les fonds ne seront pas débloqués. L'élargissement représente des défis pour les nouveaux et pour les anciens membres. Les nouveaux ont pour tâche de réussir leur intégration et d'atteindre les critères de convergence. Pour les anciens, le défi sera, à mon avis, de surmonter leurs préjugés dûs à la méconnaissance des pays de l'Est et d'accepter l'idée que l'élargissement est une chance pour la croissance économique et la stabilité politique de l'UE, ainsi que pour un enrichissement culturel mutuel.
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