DOSSIERS ![]()
New deal pour l'industrie musicale Le son du XXIe siècle sera numérique ou ne sera pa... ![]()
Séculaires, identitaires, minoritaires : plus de 2... ![]() ![]()
![]() Le recul de la pratique de la langue française, grand sujet d’inquiétude des acteurs de la ... ![]() Alejo Vidal-Quadras : « Le troisième paquet énergie est un pas en avant » ![]() Energie : Bruxelles fixe des conditions strictes à la “troisième voie” soutenue par la France ![]() Abdou Diouf : « Les peuples de l’Union n’avanceront pas sans leurs langues » ![]() Zone euro: La France souhaite aller plus loin que la Commission dans les réformes de gouvernance ![]() |
Des citoyens indignés, mais des citoyens quand même. Les Grecs ont été appelés aux urnes alors que les dernières flammes s'éteignaient au Péloponnèse et à l'île d'Eubée. Le pays a affronté la plus grande catastrophe naturelle de son histoire, doublée d'une crise politique, à la veille des élections législatives du 16 septembre dernier. Des dizaines de brasiers surgissant de partout, 65 morts, 20 000 personnes sinistrées, 200 000 hectares de terrains agricoles ou forestiers dévastés. On estime que plus de 4,5 millions d'oliviers ont brûlé au Péloponnèse, une région qui fournit 30% de la production d'huile d'olive nationale. Avec une économie fondée sur l'agriculture et l'élevage, une forte migration vers la capitale est à craindre. Quelles solutions pour ces cultivateurs locaux, dont la production agricole a été réduite de moitié lors des incendies ? La critique s'est tout de même portée sur le gouvernement grec, à propos de la gestion bancale de la crise. Outre les résultats des sondages politiques très inquiétants pour les deux principaux partis, le rassemblement anonyme du 29 août souligne l'indignation montante des Grecs. De tous âges, les Grecs endeuillés se sont réunis devant l'Assemblée nationale, sans revendications politiques ni organisateurs, le drapeau grec en berne. Juste une protestation muette contre l'attentisme du premier ministre, Costas Caramanlis. Les incendies ont influencé la campagne électorale de tous les partis politiques. Et leurs programmes d'être soudain remplacés par diverses propositions inhérentes à la reconstruction des régions affectées. Le ras-le-bol des Grecs, dépossédés et abandonnés, a poussé les électeurs à voter massivement pour les extrêmes. Ainsi, le LAOS, un parti ultraconservateur et ultranationaliste, obtient plus des 3% nécessaires à l'entrée au Parlement. Finalement, la majorité parlementaire très médiocre du Premier ministre Costas Caramanlis sera-t-elle suffisante pour réaliser les réformes annoncées ? Car il semblerait que la crédibilité du gouvernement ait brûlé avec les pins et les oliviers du Péloponnèse...
|
|||||||||||||||||