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Le Conseil de Sofia devait lancer la campagne du PSE. Mais les éléments s'en sont mêlés. Du sixième étage du Palais, le brouillard empêche de voir le sol. L'aéroport est fermé et plus de la moitié des participants, élus, intervenants et militants n'ont pas pu rejoindre la Bulgarie. Les tribunes de presse sont presque vides et les organisateurs moroses. Pourtant, l’enjeu de la réunion est de taille. C’est la première rencontre politique majeure se déroulant dans un des deux pays membres ayant rejoint l’Union européenne en 2007. Mais c’est surtout une occasion de lancer la campagne de 2009. Dans quelques mois se dérouleront en effet les élections européennes les plus importantes depuis 1979.
Une réunion cruciale Le Parlement que les Européens désigneront sera reformé. Le traité qui devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2009 mettra entre les mains du PE plus de pouvoirs qu’aucun autre auparavant. De plus, il s’agira des premières élections européennes depuis l’élargissement de 2007. Le Conseil du PSE est crucial pour le groupe politique. Un des buts de la réunion : refonder le mouvement. Car en français, le sigle « PSE » traduit mal la réalité du premier parti politique européen. « Le PSE est le rassemblement des socialistes, social-démocrates et démocrates progressistes d’Europe », explique un eurodéputé polonais. Malgré l’importance de la réunion, le Parti socialiste français s’est donné rendez-vous le week-end prochain en Avignon pour parler des rapports du socialisme et de la Nation. Une question déjà évoquée il y a un siècle par Jaurès. A Sofia, autre ambiance. On y adopte des résolutions sur la politique étrangère : pour un nouveau multilatéralisme, pour une approche globale des questions de sécurité et de défense, pour la promotion les actions de l’Union au Liban, en Afrique et en Asie centrale ; ou sur l’économie moderne qui place la finance au cœur de ses problématiques. Alors que le Congrès américain est dirigé par un leader démocrate, les dirigeants du PSE ont appelé a une coopération transatlantique. Le but : réguler mes marchés financiers et les mettre au service de tous. Des préoccupations bien loin des considérations des socialiste français.
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