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Les sept élus du Front national doivent rentrer dans le rang des non-inscrits du Parlement européen. Après dix mois d'existence à peine, le groupe Identité, tradition, souveraineté (ITS) a officiellement été dissout lors de la dernière session parlementaire à Strasbourg (12 au 15 novembre). Ce sont les nouvelles déclarations stigmatisantes et xénophobes d'une de ses membres qui ont fait imploser le groupe d'extrême droite du Parlement européen. Suite au meurtre d'une Italienne par un roumain à Rome, Alessandra Mussolini, la petite-fille du Duce, a considéré que les Roumains avaient fait « de la délinquance un mode de vie ». Réactions outrées des eurodéputés roumains membres d'ITS. Le départ des cinq députés de Romania Mare (Grande Roumanie) a donc réduit ITS à 18 membres. L’ensemble de ce conglomérat de nationalismes se retrouve donc dans l'anonymat des non-inscrits. Il faut en effet 20 députés, issus de cinq pays de l'Union, pour prétendre former un groupe politique. Le Français Bruno Gollnisch perd ainsi sa place à la conférence des présidents, ainsi qu'un temps de parole et des financements importants. Martin Schultz, président du groupe du Parti socialiste européen (PSE) s’est réjoui que les ultra-nationalistes ne soient plus financés par les contribuables européens. L’officialisation de cette scission a été accueilli par les applaudissements de presque tous les eurodéputés. Le président du Front National Jean-Marie Le Pen a répondu à la joie de ses collègues par un bras d’honneur.
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