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Nantes France
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FRANCE | E=MC²

10/04/07 | Guillaume Siaudeau

Se rendre à une conférence abordant un sujet scientifique tel que le Big-bang est un réel défi pour un cerveau humain normalement constitué.

« L'énergie (E) d'une particule libre et au repos, est égale à sa masse (m) multipliée par le carré de la vitesse de la lumière (c²) dans le vide. »
Bien plus qu'un phénomène dont le nom est connu de tous, le Big-bang se veut avant tout être un passage très obscur de l'histoire universelle. Il s'apparente à une explosion qui aurait eu lieu il y a 13,7 milliards d'années, créant l'univers sous sa forme actuelle. Cet univers, jadis dense et constitué d'une seule et même force, aurait éclaté pour former les planètes au sein du système tel qu'on le connait aujourd'hui. Des scientifiques du CERN (Conseil européen pour la recherche nucléaire, situé à la frontière suisse) planchent sur le sujet depuis 30 ans, pour éclaircir les causes d'un phénomène qui a suscité de nombreux débats. Une collision d'ions lourds associée à un changement de température brutal serait à l'origine de cette modification de densité. De nombreuses machines ont été récemment mises en place dans divers laboratoires d'études pour tenter de recréer avec plus de précision les mutations chimiques subies lors du Big-bang. Pour cela, les chercheurs font interagir des ions lourds, tels que le plomb ou l'or, pour obtenir une densité de matière importante, les confrontant à des vitesses avoisinant celle de la lumière. Il s'agit d'étudier la transition de phase vers un nouvel état de la matière, appelé plasma de quarks et de gluons. Le jargon scientifique utilisé reflète à merveille la complexité du sujet ! Le CERN vient de fabriquer un nouvel accélérateur de particules. Après le SPS (Super Synchrotron à Protons), utilisé au début des années 80, et le RHIC (Relativistic Heavy Ion Collider) en l'an 2000, le LHC (Large Hadron Collider) vient de voir le jour début 2007. Il est censé aider les chercheurs à atteindre une précision, dans les recherches, toujours plus importante. Malgré la massivité de ces machines, elles sont de véritables puzzles, où chaque composant intègre sa place au millimètre près. Si cela peut laisser rêveurs les adeptes de casse-têtes, les autres risquent d'y voir les atroces migraines nécessaires à leur construction ! Alors que l'apprentissage des tables de multiplication est un calvaire pour la plupart des jeunes écoliers, il suffit d'imaginer les innombrables calculs réalisés par les chercheurs pour apprécier les mathématiques du programme scolaire à leur juste valeur.

Guillaume Siaudeau
Nantes, France


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