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Alors que « l'année européenne de l'égalité des chances pour tous » bat son plein, une nouvelle Agence des droits fondamentaux est officiellement née le 1er mars 2007. Basée à Vienne, en Autriche, elle succède à l'Observatoire des phénomènes racistes et xénophobes (EUMC). Son objectif est de conseiller les institutions européennes et les États-membres sur le respect de leurs obligations en matière de droits de l'homme, tels qu'ils sont inscrits dans la Charte des droits fondamentaux. Proclamée en décembre 2000 à Nice, cette Charte a pour but de porter plus d'attention aux citoyens et à la dimension humaine dans la construction de l'UE. Elle énonce un certain nombre de droits et de libertés pour tous les habitants de l'Union, regroupés en six grands chapitres : dignité, liberté, égalité, solidarité, citoyenneté et justice. Elle constituait la partie II du Traité établissant une constitution pour l'Europe. Concrètement, l'Agence des droits fondamentaux publiera chaque année un rapport sur l'état des Droits de l'homme dans les institutions européennes et les Etats membres, auxquels elle fera des recommandations. Elle vise par ailleurs à stimuler le dialogue avec la société civile afin de sensibiliser davantage le public aux principes de la Charte des Droits fondamentaux. Il s'agit d' un « pas en avant sur la voie qui consiste à doter l'Union européenne de l'expertise dont elle a besoin pour lutter avec succès contre la discrimination », s'est félicité dans un communiqué le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. La création de ce nouvel organisme a cependant soulevé quelques craintes. Certains pays ont redouté que l'Agence s'autosaisisse de sujets relevant exclusivement de la compétence des Etats, en matière de police par exemple. D'autres qu'elle empiète sur les plates bandes du Conseil de l'Europe, garant des Droits de l'homme dans ses 46 Etats membres européens. Mais la directrice de la nouvelle agence, l'Allemande Beate Winkler, a rassuré tout le monde en affirmant son respect pour la souveraineté des Etats et « l'importance de la coopération avec le Conseil de l'Europe afin d'éviter les doubles emplois ». L'Agence des droits fondamentaux, qui sera pleinement opérationnelle à la fin de l'année 2008, ne pourra pas prendre en compte les plaintes individuelles. Mais les personnes victimes de discrimination sexuelle au travail, d'homophobie ou de racisme peuvent s'adresser à elle pour trouver les bons interlocuteurs à l'échelle de l'UE.
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