|
17/11-09H - L’ouverture à l’italienne
17/11-09H - La suisse sans ministre de la défense 12/11-09H - Les lycéens portugais manifestent pour leur droit à l'absence 10/11-10H - Allemagne. Faille de sécurité importante dans le secteur bancaire 10/11-09H - Allemagne : La coalition en Hesse prend l'eau 10/11-06H - Portugal. Retrouvée sans la tête : accident ou homicide? 09/11-10H - Le secteur automobile tchèque en plein essor
DOSSIERS ![]()
Guerre au Caucase : enjeux énergetiques et liberté... Liberté d’expression, stratégies énergétiques, etc. Le Caucase, région de l’ex-bloc... ![]()
De la reconqête de l'espace public sous toutes ses formes à l'hacktivisme, quelles sont les... ![]()
![]() Les ministres européens de la Justice s'engagent pour une coopération judiciaire accrue ![]() Les Irlandais hostiles à un second référendum, selon un sondage ![]() OMC : l’accord sur la banane augmente les chances de compromis ![]() Réforme du paquet télécom : l’exception culturelle française est-elle menacée? ![]() Attractivité des entreprises en Europe : le territoire français ferait la course en tête ![]() |
Malgré les suspicions sur la conformité du vote, il est de plus en plus certain que les deux leaders de la révolution orange ont remporté plus de la moitié des scrutins, dimanche dernier. Si la formation du président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, n'arrive qu'en troisième position (15% des suffrages), Ioulia Timochenko, ex-égérie de la révolution orange de l'hiver 2004 mais écartée rapidement du pouvoir, tient sa revanche : elle remporte plus du tiers des voix. Une coalition des deux « orange » permettrait sans doute de mettre fin au mandat du premier Ministre prorusse Viktor Ianoukovitch, qui remporte de peu les élections avec 34,16%. Trois ans après la révolution orange, les Ukrainiens paraissent déçus du manque de changement véritable dans leur vie quotidienne. La dernière coalition gouvernementale n'a pas mis fin à la corruption qui gangrène les institutions ; le chômage reste l'un des grands fléaux de la société ukrainienne. Le pays est divisé tant linguistiquement que politiquement : à l'ouest, les habitants, dont la langue maternelle est l'ukrainien, soutiennent massivement les leaders qui ont donné naissance à la révolution orange. A l'est, l'opinion publique, en majorité russophone, est culturellement plus proche de Moscou. Cependant, faut-il vraiment que les Ukrainiens « choisissent » entre une tutelle russe ou l'espoir d'une candidature à l'Union Européenne ? Ces clivages entre pro-occidentaux et prorusses témoignent aussi de la difficulté pour l'Ukraine à se forger une identité propre. Cristina, originaire de l'ouest de l'Ukraine et étudiante en Master 2 de Lettres Classiques à Strasbourg, se questionne : « Peut-être qu'une femme à la tête de l'Etat parviendra à faire changer les choses ? » Ce sera en tout cas un grand défi pour le parti de Ioulia Timoshenko de permettre à l'Ukraine de s'affirmer en tant qu'état souverain et indépendant. Reste que sa première bataille semble devoir se jouer devant les tribunaux, l'actuel premier ministre contestant les résultats des élections.
|
||||||||||