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Puy du Fou International : la chouannerie en Hongrie

Attaque de Chouans, lavis fin du XIXe siècle (Public Domain)Attaque de Chouans, lavis fin du XIXe siècle (Public Domain)

Articles | Publié le 04.01.2011 L'idée d'une branche internationale du Puy du Fou a été lancée en 2009. Ce parc d'attractions créé par Philippe de Villiers, président du Conseil Général de Vendée, a inspiré la création d'autres parcs en Europe, et beaucoup semblent vouloir bénéficier du savoir-faire local. Comment ?

Lors de la grand messe du Puy du Fou en 2009, il avait été évoquée l'idée d'une branche "internationale". Depuis cette annonce, une nappe de brouillard s'est comme répandue sur l'affaire…

 

L'idée était assez logique. Le Puy du Fou est un parc d'attraction développé il y a trente ans par Philippe de Villiers, qui depuis est devenu président du Conseil général de Vendée et eurodéputé pour le Mouvement pour la France, parti souverainiste et conservatiste. En partie basé sur un modèle associatif, le parc vendéen s'exporte depuis plusieurs années. Il a inspiré et participé à la création d'autres parcs comme en Tunisie ou en en Italie. Philippe de Villiers a déjà été approché aussi bien par les Russes que par les Américains… Tout le monde veut bénéficier du savoir faire vendéen. Oui, mais comment ? Là question est plutôt là. Nous nous sommes très facilement procuré les statuts constitutifs de cette nouvelle société. A égalité, les deux actionnaires majoritaires sont l'association du Puy du Fou et son associé Le Grand Parc. Leurs deux représentants, Nicolas de Villiers, fils de Philippe, et Laurent Albert, gérant du Grand Parc, ayant par ailleurs une action chacun, en leur nom propre. Certes, Nicolas a décroché le poste de président de la société, et ce pour une durée indéterminée. Mais sinon, pas d'autres membres de la famille dans cette histoire. Du moins pas en France…

 

Bientôt un Puy du Fou hongrois !

 

Pourquoi le sujet serait tabou si l'idée est bonne… L'objet de la société évoque la création d'un parc à thème historique, sur le modèle du Puy du Fou, à Kecskemét, au sud de Budapest. Dans ce document, il s'avère que la société Puy du Fou International détient 20% de parts dans l'affaire, avec une contribution à hauteur de 2 millions de forints (soit environ 42 600 euros). C'est Nicolas de Villiers, forcément, qui en est le représentant. Mais le nom de Guillaume de Villiers, un autre des fils de Philippe, fait aussi son apparition, en tant que membre du comité de surveillance de l'entreprise hongroise.

 

Pourquoi est-ce une entité nommée Puy du Fou International qui investit dans ce projet. Et bien, parce que cette collaboration date de décembre 2009, alors que la société a été créée en janvier 2010. Soit il y a eu un bon le calendrier, soit il existait déjà un Puy du Fou International capable de placer plus de 40 000 euros en Hongrie... On peut comprendre que les Puyfolais n'y voient plus très clair.

 

Mi-septembre, le site d'informations hongrois Real Deal relatait que la ville de Kecskemét avait officialisé son projet d'un parc à thème retraçant tous les grands moments de l'histoire de la Hongrie. Extrait :

 

« Un parc qui s'inspirera grandement du modèle du Puy du Fou.» D'ailleurs, et signe qui ne trompe pas, Philippe de Villiers, fondateur du site vendéen, était présent lors de cette annonce et «apporte son soutien à ce projet». Un peu vague, non ?, quand on sait que le Puy du Fou, pardon «Puy du Fou International» représente 20% du capital.

Publié avec l'aide du

Léa Granados, Nantes France