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Lettons sont durs

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Creative CommonsGraham CC-BY
Articles | Publié le 19.04.2012 Le 18 février dernier, une grande majorité de lettons (74,8 %) se sont prononcés, lors d’un référendum contre le russe en tant que deuxième langue officielle du pays. La Lettonie est l’un des pays d’Europe où la population russe est la plus importante.

En effet, une vague d’immigration russe vers les pays baltes s’est effectuée après la chute du communisme. Il faut savoir que plus de 65 % de ces Russes n’ont pas la nationalité lettone, et que la plupart ne parle pas du tout letton.

Ils ne se considèrent aujourd’hui ni comme des occupants, ni comme des étrangers, et aimeraient, en élevant le russe au même statut que le letton, mettre fin à une discrimination et créer une société lettone plus unie. Mais beaucoup de Lettons y voient une menace à leur langue et ne veulent pas faire ressurgir le cauchemar de l’époque soviétique.

J’ai discuté de ce fait d’actualité avec de jeunes Lettones de 23-24 ans, toutes les trois étudiantes à Riga.

Dace m’explique  

« L’histoire montre que plusieurs fois la Lettonie a du mettre de côté sa culture et sa langue pour être gouvernée par un système politique étranger. Cela fait seulement 21 ans que nous sommes sortis de l’URSS et que les Lettons ont montré qu’ils voulaient et pouvaient être indépendants, et parler leur propre langue. Le référendum a prouvé que nous sommes une nation unie, et que personne ne peut douter que notre langue est le letton. »

Eva continue :  

« La Lettonie est un pays tolérant envers la population russophone. Dans la vie de tous les jours, le russe est bien accepté : il y a des journaux et chaines de télévision en russe, les chaines lettones sont sous-titrées, les sites traduits, et même les institutions gouvernementales offrent tout en russe. Je pense qu’on ne retrouve pas cette tolérance dans d’autres pays de l’ex-URSS. »

Santa, elle, s’étonne d’apprendre que dans certaines régions du pays, des retraités russes ayant vécu toute leur vie en Lettonie ne peuvent même pas déchiffrer les enseignes des magasins.

« Je pense que c’est différent chez les jeunes, dit-elle. Ce référendum n’aurait même pas du avoir lieu, c’est allé trop loin. Ce sont les russes qui auraient du s’intégrer il y a déjà des années. Je n’ai rien contre eux ni leur jolie langue, mais je ne vois pas pourquoi elle devrait devenir deuxième langue officielle. Ce referendum a crée encore plus de chaos et de clivage entre nos deux nations. » Lorsque je lui demande ce que cela aurait changé pour elle et pour le pays, elle me répond : « Une grande déception. Ca aurait été encore plus difficile de trouver un travail, car il aurait fallu que l’on parle russe, enfin il le faut déjà maintenant pour la plupart des emplois… » Et à la même question, Dace me répond : « Cela voudrait dire que je devrais m’adresser tout le temps en russe, et donc, qu’il faudrait que je le révise ! Et puis tout, dans les magasins, les rues serait aussi en russe, ce qui nous rappellerait sans cesse ce qu’était notre pays sous le communisme… » Eva poursuit : « Je pense qu’une colère se serait emparée des lettons, les russes n’apprendraient plus notre langue, et ces évènements nous amèneraient à une nouvelle situation : le letton deviendrait une langue minoritaire dans son propre pays. »

Le référendum avait fait suite à une pétition en faveur de l’officialisation du russe en Lettonie, proposée par un mouvement pro-russe Dzimta Valoda (« langue maternelle »). Elle avait été signée par 187 378 personnes. Des démonstrations et soulèvements contre le referendum se sont déroulés un peu partout dans le pays, mais aussi en Estonie, leurs voisins du nord ont montré une certaine compréhension et solidarité.

Charlotte Pénard, Angers France