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Le prince est nu
Cette fois-ci, pas d'uniforme nazi en vu. Le prince Harry, ne sachant plus comment s'habiller en soirée, a opté pour la complète nudité au cours d'une partie de billard à Las Vegas cet été. Les photos – volées - sont pourtant passées presque inaperçues dans la presse anglaise. C'est un changement radical de comportement pour ces rédactions choquées par la fermeture du News of the World, accusé en 2011 de graves atteintes à la vie privée. Comptons désormais sur la pression judiciaire et médiatique pour protéger les bijoux royaux.
Au contraire, un grand nombre de personnes ont posté sur les réseaux sociaux des photos d'elles-mêmes, nues, au garde-à-vous. Elles revendiquent la même chose, « I salute you Harry », pour soutenir leur prince.
10.10.2012 |
Une armée nomée désir
Tant que l'armée européenne n'existe pas, il vaut mieux bien choisir le pays pour lequel on s'engage. Car on peut constater que l'image des soldats dans les campagnes de recrutement est très variable. En France, il s'agit d'être formé dans un véritable métier, et, mieux encore, de « devenir soi-même ». En Finlande, vous ferez plutôt du sport pacifique dans la neige. Rien de plus, c'est promis. Le travail est paisible.
Mais l'Europe de l'Est a peut-être plus excitant à proposer. Dans un spot publicitaire ukrainien de 2007, les soldats sont montrés à leur avantage : les yeux plus bleus que dans Dune, accoudés à un gros tank, possédant de gros canons et entourés d'autres canons, féminins et pas farouches. Le rêve !
20.02.2012 |
« Notre révolte est ici »
Pour empêcher la fuite de la jeunesse hongroise hors du pays, le très critiqué parti au pouvoir (cf. Entre Vues p.18) vient de lancer la campagne ùj Nemzedék (“Nouvelle Génération”). La bande-annonce de cette campagne de séduction, une vidéo intitulée Minden ideköt (“Notre place est ici”), a récolté les foudres des jeunes du pays. L’histoire d’un jeune couple qui renonce à émigrer, prenant conscience de tout ce que la Hongrie a à offrir et vivant d’amour et d’eau-de-vie, donne l’image d’une population superficielle qui ne pense qu’à faire la fête. Mais derrière cette campagne se cachent de sévères mesures contre la fuite des nouveaux diplômés. La nouvelle génération hongroise appréciera...
16.02.2012 |
Un pastiche sinon rien
Fiction écrite par un fan, la fanfiction (ou fanfic) est un genre littéraire issu d’une sous-culture populaire dont le fanfiqueur – son auteur – est le roi. Il reprend l’univers d’une œuvre qu’il apprécie et la développe à sa guise. Tentative de définition d’une espèce en voie de reproduction :
Le fanfiqueur ne poursuit ni l’argent, ni la gloire. Il comble simplement sa frustration de voir son histoire favorite s’arrêter au bout du septième tome. Pour assouvir ses fantasmes, il écrit une suite ou un préquelle (ou encore antépisode), colmate les brèches du scénario ou envoie son héros dans le futur.
Le fanfiqueur est un être passionnel, dévoué corps et âme à son fandom (fan-domaine), c’est-à-dire à l’univers qu’il reprend. On compte ainsi plus d’un demi-million de fanfics tirés du Harry Potter de la britannique J.K. Rowling. La Potterfiction est même devenue un genre à part entière.
„ Pastiche du geek, la fanfic est l’expression de l’adoration du fan pour son maître .“
Le fanfiqueur est un brin lubrique. Dans son jargon, le PWP, abréviation de Plot? What Plot? ("Intrigue ? Quelle intrigue ?") est une fanfic courte dont l’intérêt repose essentiellement sur sa dimension pornographique ou érotique.
Un fanfiqueur agit rarement seul. La fanfic est un exercice communautaire. Forum, chat et wiki sont leurs outils quotidiens. Longtemps abonnés aux fanzines spécialisés, ces romanciers geeks ont depuis trouvé refuge sur la toile. Le site fanfiction.net est le plus fréquenté avec ses 2,6 millions de membres et ses textes traduits dans plus de 40 langues.
16.02.2012 |
Green, green
Tout le monde n’a pas la main verte mais grâce à Biolifik tout le monde peut accéder aux informations nécessaires à l’entretien de son propre jardin d’intérieur. Marc-Antoine Russo de l’Ecole de Design de Nantes propose le service Biolifik, une plateforme/application pour smartphone. Grâce à des capteurs atmosphériques, elle révèle la composition de l’air et par d'autres capteurs de courant bioélectrique, elle est capable de récupérer de données essentielles de la plante comme température, humidité, luminosité et Ph. Il y a aussi la possibilité d’utiliser une plateforme en ligne, un espace de collaboration où les gens intéressées par la botanique peuvent échanger leurs connaissances.
01.12.2011 |
La base
Association ressource et pépinière de projets innovants, PiNG accompagne, forme, expérimente et offre un espace et des moyens pour que d’autres le fasse. Une « base » pour l’innovation en matière de multimédia qui a vu naître tout un tas de projets interactifs : la revue « l’Europe des médias labs » et les rencontres européennes itinérantes LABtoLAB, ou le projet Remake qui propose de réinterroger l’histoire de l’art numérique en reproduisant de manière collaborative les œuvres pionnières de cet art. Une exposition itinérante conclura la démarche en 2012. Plutôt que d’agir dans son coin, Ping incite et donne des clés à la création comme avec sa MIAM, Malette Interactive Artistique Multimédia, outil pédagogique et artistique.
01.12.2011 |
Labo expé
Lolab a posé l’ancre dans le quartier du Breil à Nantes, au 38, comme ses voisins de PiNG. Et comme eux, Lolab met en place des projets participatifs autour des arts plastiques et numériques à destination des plus jeunes. L’initiative UPDATE propose de réinterroger l’histoire de l’art numérique à travers la création d’un petit musée de l’art multimédia, à destination des collégiens nantais. Plutôt que de donner à voir une histoire statique, UPDATE offre aux jeunes la possibilité de se « réapproprier les démarches et les procédés techniques » des artistes pionniers du multimédia. Une pédagogie collaborative et bien plus motivante.
01.12.2011 |
La clé des arbres
Un rond-point. Entre la place Viarme et la tour Bretagne. Trois arbres dispersés sur le rond-point. Un arbre possède une excroissance numérique. Il faut bien s'approcher pour la voir. Elle est là, prête à offrir son contenu à celui qui osera venir jusqu'à elle et s'y connecter. A l'intérieur ? C'est une surprise. C'est le hasard. C'est le partage à l'inconnu. C'est l'une des dead drops , nom donné par l'artiste berlinois à l'origine de cette entreprise, dispersée dans Nantes. Le peer-to-peer à portée de clé USB.
01.12.2011 |
Learning by doing
A l’occasion de l’édition 2011 du festival électro Scopitone, les Ateliers 24 , mis en place par l’association Makiz’art ont vu le jour : 5 films réalisés par une vingtaine d’élèves du collège Aristide Briand à Nantes ont été projeté dans la friche numérique de Scopitone. Des vidéos numériques « faites main », en 24 heures, qui ont permis aux jeunes de découvrir l’expérience du tournage d’un court-métrage et de s’exercer aux métiers de la cinématographie. Dans la lignée de la philosophie Do It Yourself, qu'on associe au « bricolage » ou encore au « système D », l'idée est de promouvoir toute activité où l'on n'est plus spectateur mais acteur de la création. Une belle opportunité pour ces collégiens d’apprendre et de créer librement, en faisant .
01.12.2011 |
Ya KHA, faut qu'on
Le licenciement est à la mode! ça tombe bien, il est possible de mieux transmettre ses compétences techniques entre professionnels dans une entreprise ou un projet. Pour la sauvegarde et la transmission des connaissances aux jeunes générations, François Ballon, étudiant de l’Ecole de Design de Nantes a conçu un projet de réalité augmentée : Know-How Augmented (KHA). C'est une plateforme hybride entre manuel papier et numérique qui augmente la réalité en affichant des objets en superposant des modèles virtuels 3D ou 2D à notre perception naturelle de la réalité, applicable dans différents domaines comme la communication, l'information, l'artisanat, etc.
01.12.2011 |