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Coup de cœur pour Exsonvaldes

Exsonvaldes
Exsonvaldes est un groupe de Pop/Rock français originaire de Paris et actif en France, Espagne, Belgique, Suisse et Allemagne. Leurs influences viennent à la fois de la scène belge et indé américaine. (Wikipédia)

Esben Rossel Torbensen, Array Tous droits reservé
Face à face | Publié le 24.07.2013 Brulant la scène depuis fort fort longtemps – en des temps dont nous tairons la date par pure coquetterie –, les Parisiens d’Exsonvaldes remettent le couvert à Dour. Suite à leur performance au Dance hall, les quatre membres ont consacré leur temps au Journal Europa, malgré un agenda bien chargé !

Europa : Le nom de votre groupe évoque une catastrophe pétrolière d’Exxon Valdez, survenue en Alaska en mars 1989, pourquoi l’avez-vous choisi ?

Exsonvaldes : La sonorité du nom nous a séduits, et nous voulions un nom propre qui soit rare. Nous l’avons rendu unique en modifiant légèrement son orthographe.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

L’histoire remonte à l’école primaire, puis nous avons commencé à jouer ensemble au collège, pour enfin passer aux choses sérieuses après la fac. Bref, on a arrêté de compter les années passées ensemble.

Pour la première fois, trois chansons en français font leur apparition dans votre dernier opus (Lights, 2013). Pourquoi avez-vous opté pour ce « retour » à votre langue maternelle ?

Ce n’était pas vraiment notre envie première de chanter en français, mais nous avons voulu faire un essai, pour varier notre répertoire. Nous étions les premiers à douter du résultat et de l’accueil du public. À notre grande surprise, cette évolution a été perçue comme naturelle, et les réactions de nos proches et du public sont très positives ! Chanter en français permet aussi aux francophones de comprendre (enfin) nos paroles !

On vous associe souvent à Phoenix, Girls in Hawaï, dEUS ou encore Death cab for cutie, êtes-vous contents de ces comparaisons ?

Complètement ! C’est d’autant plus juste que ces groupes représentent aussi les trois pays qui marquent notre musique : la France, la Belgique et les Etats-Unis. D'ailleurs, concernant ces artistes, nos relations vont au-delà de la simple influence, c’est bien plus complexe. Par exemple, nous collaborons et échangeons sur scène avec les GIH, ou pour nos vidéos avec Phoenix.

Vous êtes très présents sur les scènes européennes, préférez-vous les festivals, ou plutôt les salles de concert ?

C'est sûr, on aime être sur scène ! Les publics sont différents : les salles de concert attirent plus les connaisseurs, et favorisent une ambiance intimiste. En revanche, les festivals permettent la découverte et la variété du public. Ce qui est génial c’est de jouer en plein-air la nuit !

Et ici, au Dour festival, quelles sont vos impressions pour votre seconde expérience ?

Nous avions participé plusieurs fois en tant que spectateurs, puis sur scène : c’est toujours un plaisir de revenir à Dour. On aime particulièrement son ambiance bordélique et folle !

Qui auriez vous souhaité voir parmi la programmation de ce 25e anniversaire ?

Dan Deacon !

Si je vous vous dit : « DOUR c’est l’amour », qu’est-ce que cela vous évoque ?

Simon, le chanteur, spontanément : « Woodstock, une scène d’amour dans la boue. »

Puis, l'un des musiciens : Un mix de Woodstock et de Fort Boyard.

(Le plaisir reste à toi, lecteur, d’imaginer cette improbable combinaison…NDLR).

S’il fallait associer un adjectif au quatre lettres de D-O-U-R, que choisiriez-vous ?

Douloureux, Original, Unique, Rasta.

http://www.exsonvaldes.net/

Julie Boénec, Dour Belgique