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Chroniques France | $node.data_map.image_news.content Dans la musique du silence

Au sein d’un appartement des années 60, dans un pays de l’Est européen, un groupe de personnes entend les murmures du deuxième opus de Simon & Garfungel : Sounds of silence. Ce folk subversif sonne comme une effraction à leur quotidien. S’ensuit une série de contorsions désopilantes afin de poursuivre l’écoute de ces mélodies et autres Kathy’s song. Alvis Hermanis, directeur du théâtre de Riga, nous replonge dans ces accords qui ont bercé nos premiers émois politiques avec une pointe d’humour. Cette pièce ne comporte aucun dialogue, les acteurs n’ont comme langage que le mouvement de leurs corps et les notes du duo américain. Par le biais de cette bande son omniprésente, l’auteur évite un des écueils les plus complexes de ses créations : le letton est une langue peu exportée.

Du 7 au 9 décembre / au Grand T (coprod Tu-Nantes) / tunantes.fr


10.10.2011  |  Léa Cotart-Blanco
Chroniques France | $node.data_map.image_news.content Nantes-Riga, Ya pont photo

Les photographies de Nils Vilnis, imprimées sur papier dos bleu, s'effriteront au fil du temps le long des murs qui les recevront les oeuvres. C'est lors de son voyage en pays baltes que le Nantes Europe Express a rencontré le célèbre Letton et l'a invité à créer l'exposition Urban Textile. Spécialisé dans la mode et les portraits, un lien s'est naturellement tissé avec Les Petites Mains, stylistes nantaises. Pour l'occasion, elles ont habillé des mannequins de tous âges, de toutes morphologies et de toutes classes sociales, mais d'un seul genre : féminin. Ainsi, le parcours investira la ville pour relier, sous un œil  letton décalé, Nantes, sa périphérie et ses talents.

Du 5 octobre au 5 décembre / dans les 11 quartiers de Nantes
nantes-europe-express.eu


10.10.2011  |  Lucie Aubin
Chroniques $node.data_map.image_news.content L'esprit joue des tours

Le ticket devient TAZ 

Une pilule de «DDC» comme ticket d'entrée. C'était l'exigence de la Borderline Biennial de 2007. L'ingestion de ce cachet était imposée comme l'échographie et le test ADN réalisés in-situ. L'accès aux performances était libre mais réservé aux adultes avertis... La programmation sauvage et irrévérencieuse de cette biennale créait le doute sur les effets de la pilule consommée. Sueurs, nausées et palpitations ressenties par le public n'étaient causées que par ses angoisses: la pilule était un placebo inoffensif. La Demeure du Chaos, lieu accueillant cet événement, expose une création artistique repoussant sans cesse les limites du bien-pensant et de l'accepté.
La Demeure du Chaos (Saint-Romain-au-Mont-d'Or, France)

Le placebo théâtral

Chaque représentation, fiction de la réalité, illusion de vie et d'émotions sur un plateau, s'accompagnent de superstitions aux effets "nocébotiques"... Pas de vert sur scène en France, le jaune est banni d'Espagne et le violet d'Italie ! Une malédiction ? Le cyanure des teintures de Molière était peut-être plus coupable. De même, croire à une œuvre gâchée si on leur souhaite bonne chance peut amener les comédiens à rater leur performance. Bien d'autres anecdotes dans l'histoire du théâtre ont donné lieu à des croyances aux effets bénéfiques ou non sur les acteurs. Croyances dont pourtant une explication rationnelle inconnue puis oubliée existait.

Bonjour l'ambiance

Traditionnellement, beaucoup de personnes assistent aux veillées funéraires en Irlande: amis, proches, vagues connaissances ou simples passants. Bien entendu, aucune cérémonie ne peut aboutir sans la présence de keeners, des femmes engagées pour gémir et pleurer au chevet du défunt. Cet effet placebo peut paraître étrange en soi, car la cause de leur tristesse n'est pas authentique. Mais il est identique aux rires enregistrés des shows télévisés; qui sont là pour que nous n'ayons pas à rire nous-mêmes. Lors des veillées funéraires irlandaises, les keeners s'occupaient des pleurs afin que les autres puissent s'occuper du plus important : la boisson, tout en ayant le sentiment d'avoir fait le deuil du défunt. ça explique mieux le succès de ces cérémonies !

Noé l'imprudent

Sans protection divine, Noé ne serait pas allé bien loin. Selon les marins, chaque animal a un effet plus ou moins bénéfique sur le déroulement de la traversée. Le plus détesté d'entre eux est sans aucun doute le lapin, cette «bête aux grandes oreilles» qui dévore les cordages des navires, faits du chanvre dont il raffole. Les rats de même dévorent tout, et pourtant, leur absence est signe de mauvais augures. Quant au perroquet sur l'épaule de tout bon capitaine, il prévoit les signes avant-coureurs de tempête. Tant d'animaux qui éveillent les croyances des marins superstitieux : effet placebo ou nocebo ? En route moussaillons, l'albatros plane dans le ciel, les vents sont avec nous ! 


24.06.2011  |  Léa Cotart Blanco ;  Rónán Mac Dubhghaill ;  Valentine Mercier ;  Yasmine Legrais

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