//Culture
Pas de printemps sans casser d’œufs
Mesdemoiselles, prenez garde le matin du lundi de Pâques. Les jeunes Tchèques qui arborent fièrement leurs longs fouets tressés à l’aide de douze branches de saule comptent bien s’en servir !
Héritée du paganisme, la coutume veut qu’un léger coup de pomlázka sur les jambes des jeunes femmes apporte la fertilité et chasse les maladies. En remerciement, la demoiselle donne un œuf de Pâques à son fouetteur et accroche un ruban à son pomlázka. Dans certains villages de Moravie, on offre volontiers un verre d’eau de vie de prune maison, la slivovice.
Si cette tradition perdure, c’est qu’elle a le consentement des jeunes femmes, qui la prennent avec humour. Sans doute savent-elles qu’elles ne sont plus réduites à un rôle de poule pondeuse ?
07.05.2013 |