//Culture
Révélé par ses pairs
//Mamers
Pour les passionnés de cinéma, le rendez-vous à ne pas manquer en mars se trouve à Mamers, une petite commune de 6 000 habitants, à 50 km du Mans. Depuis 22 ans, le festival Mamers en Mars accueille plusieurs longs et courts métrages européens inédits, et permet au public de découvrir de nouveaux talents. Un jury de professionnels du cinéma récompensera les acteurs et réalisateurs de demain lors de la cérémonie de clôture. Plusieurs jeunes talents y ont fait leurs preuves, avant d’être révélés par la critique. En 1993, le festival a ainsi récompensé Métisse de Mathieu Kassovitz, lorsque le réalisateur était encore inconnu du grand public. Mamers en Mars c'est aussi l’occasion pour les professionnels et amateurs de cinéma d’échanger dans une atmosphère conviviale, loin des clichés cannois.
Festival de cinéma / du 23 mars au 3 avril / dans toute la Sarthe /
mamers-en-mars.com
20.02.2012 |
Chez Ernesto
//Rezé
Ernesto Sartori n’est plus un étranger à Nantes. Cet Italien de 28 ans, originaire de Vicence – cité du nord de l’Italie dont l’architecture a été remarquée par l’Unesco – pose ses bagages en 2002 dans la cité des ducs de Bretagne. Il y fréquente l’école des Beaux-arts et décroche le Prix de la Ville de Nantes en 2008.
Invité pour un mois par l’association Tripode, Ernesto Sartori investit la galerie de l’Espace Diderot de Rezé avec ses constructions périlleuses faites de bois aux angles et aux inclinaisons aussi géométriques que fantaisistes.
Il joue – c’est le mot – sur les pentes, les formes, les surfaces et propose sa vision du lieu qu’il fait sien et qu’il rend praticable aux visiteurs. Un nouveau monde architectural imaginé par l’artiste transalpin, cubiste, triangulaire, rond et pictural aussi, qui aiguise et transcende le réel.
Exposition / du 8 février au 3 mars / Tripode - Espace Diderot / tripode.fr
20.02.2012 |
My little factory
//la Roche-sur-Yon
Elles sont danoises. Elles ne s'en cachent pas. Elles ont un CV plus qu'honorable, avec notamment une membre de Trentemøller et une sœur des Raveonnettes. Mais elles se chargent de le faire oublier avec Giana Factory. Sous ce nom, elles inventent une forme, proche d'un Bat For Lashes à trois voix. Tout comme l'Anglaise, leur musique est empreinte d'onirisme et de nature, de pop et d'électronique. Elle est une évocation subtile des froideurs nordiques, qui prend tout son charme sur scène. Ces « rainbow girl(s) » y réunissent alors les éléments d'harmonie, entre mise en scène au cordeau et projections évocatrices, qui rejettent un peu plus loin l'obscurité. Autrement dit, le concert du Fuzz'yon sera une belle leçon sur l'amitié, ou la beauté, que ne renierait pas Twilight Sparkle.
Concert / 28 Mars / Fuzz'Yon / La Roche-sur-Yon / gianafactory.dk
20.02.2012 |
Journées porto verte
//Nantes, le Mans, St Nazaire, la Roche...
Cette année, la quinzaine culturelle du Centre culturel européen dure un mois et demi ! Et on ne s'en plaindra pas. Souvenez-vous, l’an dernier, nous étions ressortis tout « polonisés » de cette quinzaine européenne. Cette fois, c’est le pays de Vasco de Gama qui nous fait des œillades. Un florilège d’événements se succéderont dans toute la région avec comme fil conducteur la culture portugaise (littérature, cinéma, cuisine, musique, verrerie, photo, etc.). Et bande-dessinée, avec notamment Cyril Pedrosa, qui exposera les planches de son dernier ouvrage Portugal, durant tout le mois de mars. Vous voulez le voir en chair et en os ? Il sera à la médiathèque Jacques Demy le 9 mars pour une rencontre avec ses lecteurs... Desfrute !
Festival / du 23 février au 31 mars / dans tout le grand ouest /
cce-nantes.eu
20.02.2012 |
Symbolite grecque
Alpha : De sa graphie minuscule se dessine sa signification phénicienne originelle, bovine. Du son vocalique qui jaillira d'un coup de votre glotte vous déduirez la voyelle qui en naquit. Puis le sort habituel d’une lettre grecque : nom commun, adjectif, prénom même. Symbole surtout. Ambivalent. Le premier de tout : constellations, verbe divin, engins spatiaux, rayonnements radioactifs… Mais parfois privatif. De là, les dérivés communautaires catholiques, l’appellation perdue de l’International Space Station, le nom de l’élite du meilleur (des mondes), le canal transparent des graphistes libres... Ne s’étend jamais sans son acolyte : bêta.
20.02.2012 |
In vino veritas
Le jour où presque toute l'Europe célèbre la Saint-Valentin, en Bulgarie, on rend hommage à Dionysos, dieu grec de la vigne et du vin, connu sous le nom de Trifon Zarezan.
Le 14 février, c'est la fête du vin et des vignerons dans ce pays de l’Est. Ce jour-là, les vignerons se rendent dans les champs, taillent la vigne et l'arrosent de vin. Mais qui est Saint Trifon ? Il s'agit d'un martyr, tué à l'épée en 248 sous le règne de l'empereur romain Trajan Dèce. Saint Trifon était originaire d’Apamia, en Asie Mineure, une région considérée comme l'un des berceaux de la vigne et de la culture du vin.
L’amour ou le vin ? Et pourquoi pas les deux à la fois !
16.02.2012 |
L'imposture du kitsch
Pourquoi ne pas promouvoir un citoyen lambda au rang d’œuvre d'art ? Braco Dimitrijevic, artiste bosniaque, s'est posé la même question. Se jouant de l'histoire et des conventions artistiques, il s'est lancé dans une série de sculptures permettant à des personnes sélectionnées au hasard de passer à la postérité. Le concept est simple : les statues d’éminents artistes se retrouvent à côtoyer celles d'illustres inconnus, le tout fonctionnant par paire. S'ensuivent des commandes étranges telles ces deux bustes de bronze acquis par le Frac Pays de la Loire : Michel-Ange et Mario Orsini. De quoi s'interroger sur ce deuxième individu dont on n'a jamais entendu parler... Le dépoussiérage artistique peut aussi passer par la colorisation de statues célèbres à l'aide de peintures criardes comme l'Allemand Hans-Peter Feldmann avec son David de Michel-Ange revisité... un côté kitsch plutôt hilarant !
16.02.2012 |
La duplication monumentale
La notoriété peut être source d'imitation, les bâtisseurs l'ont bien compris. Le pastiche architectural consiste à reproduire plus ou moins fidèlement un édifice jugé suffisamment remarquable pour être dupliqué ailleurs dans le monde. Quelques spécimens de ce phénomène de doublure stylistique nous entourent comme l'Hôtel de ville de Munich, réplique de celui de Bruxelles. La somptueuse architecture civile gothique du XVe siècle de ce dernier ainsi que son enfilade de fastueux salons caractéristiques du style Louis XIV ont visiblement conquis les Allemands.
Autre exemple – et non des moindres – le château de la Belle au bois dormant du parc Disney a fait très fort en s'inspirant à la fois du château de Neuschwanstein, établi en Bavière, et de la Sainte-Chapelle de l'île de la Cité à Paris. Comme quoi, un petit patchwork et hop, c'est l'enchantement garanti.
16.02.2012 |