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Couv du Journal Europa #33 (avril-mai 2012)
















Chroniques Allemagne | $node.data_map.image_news.content Excès de réalisme

Peut-on faire une overdose de réalité ? Jusqu’où un artiste est-il censé aller pour approcher la réalité dans ses œuvres ? Ce sont les questions posées par l’exposition Aus Berlin (de Berlin) au musée Osthaus à Hagen en Allemagne.

Dix artistes contemporains berlinois exposent le contenu de leur atelier au grand public en dirigeant le regard du spectateur vers leur conception de la vie, de la réalité, du réel choquant ou amusant dans notre quotidien.
Sous le titre "Réalistes berlinois", l’exposition donne une vue globale sur la peinture figurative de cette ville. L’objet principal est de visualiser que le monde n’est pas toujours beau et joli mais plein de grotesque.
Notamment, les œuvres de Lilli Hill qui mettent en scène des femmes corpulentes exécutant des pas de danse classique tout en montrant une certaine obsession érotique.
Ou encore les tableaux de Heike Ruschmeyer qui ne craint pas la provocation en montrant des enfants morts et maltraités.
En intensifiant la réalité de notre société à la brosse, ces artistes berlinois dépeignent la diversité de nos émotions jusqu’aux limites de la tolérance.


16.05.2012  |  Larissa Reith

Chroniques Royaume-Uni | $node.data_map.image_news.content Le ventre plus gros que les yeux

L’artiste anglais John Isaacs sait déranger. Son art, il l’utilise pour provoquer, pour bousculer. Pour cela, en sculpture comme en peinture, John Isaacs s’exprime avec simplicité. Profondément humain, l’artiste s’indigne contre la famine qui ronge le continent africain, en exposant aux yeux de tous la disgracieuse silhouette des occidentaux bedonnants, concentrant les ressources de la planète entière. Cette perspective se retrouve dans plusieurs de ses œuvres, représentant inlassablement cette opulence morphologique.
Entre photographies de nus, statues et montages, John Isaacs abonde d’idées pour démontrer la surconsommation de notre société. Très influencé par ses croyances, l’anglais tient cependant à communiquer une part d’espoir dans son œuvre : il ne tient qu’à nous de sortir de cette surabondance...


16.05.2012  |  Pierre-Louis Garcia

Chroniques Suède | $node.data_map.image_news.content Plus t'en mets...

… Plus t'en as dans les yeux. Pas forcément les oreilles. Dans le monde du rock indé, il y a un phénomène étonnant à l'heure numérique : le surplus scénique. Plus la scène est remplie, mieux le concert sera. À huit, quinze ou vingt... Peu importe.
Les huit musiciens de Architecture In Helsinki ou les trop-nombreux-pour-les-compter-un-par-un de I'm From Barcelona (un seul de ces deux groupes est européen, et même suédois : lequel ?) exploitent une multitude d'instruments inconnus et plus envahissants encore.
Depuis la deuxième moitié des années 2000, cet exercice de style a redonné une place au spectacle vivant musical. Et régulièrement, de nouvelles formations à taille variable apparaissent : les Norvégiens de Kakkmaddafakka, ou les Islandais de FM Belfast. Car le rock indé a aussi ses soucis géographiques.


16.05.2012  |  Côme Tessier

Chroniques Grèce | $node.data_map.image_news.content Symbolite grecque

Bêta : Depuis le grec, sa place mnémotechnique vaut à la douceur de ses voûtes phéniciennes de le cantonner au meilleur rôle secondaire, dans toute série : d'étoiles en constellation, de poulets en peck-order, d'isomères en série, d'éléments radioactifs... Il est pourtant fin stratège en finance et pionnier, aussi désiré en version numérique que prolixe en préfixale. N'en déplaise aux bêta-tron-stimulant-inhibiteur-mimétique-bloquant-thérapie et surtout aux bêta-testeurs et aux Beta Israël, la confusion est fréquente avec son grand sot d'homonyme, dit d'animal. Besoin peut-être d'un pendant savant, psi ?


16.05.2012  |  Lucie Aubin

Chroniques $node.data_map.image_news.content In vino dégueulasse

Les Allemands aiment bien les mélanges, surtout avec les boissons ! Mais ils ne sont pas les seuls. Ce qui reste inoffensif outre-Rhin avec l’Apfelschorle (jus de pomme avec de l’eau gazeuse) s’aggrave légèrement quand on passe aux alcools. Si le Weinschorle (vin blanc avec de l’eau gazeuse) est déjà un sacrilège pour les palais français, il reste en deçà du calimocho espagnol (vin rouge et cola). Et comme si ça ne suffisait pas, le vin rouge espagnol se mêle à la limonade afin de rafraîchir la gorge durant les chaudes journées d’été : c'est le Tinto de verano. Pour les durs à cuire, il reste le Cognac-Schweppes, réplique charentaise au Whisky-Coca anglo-saxon.


16.05.2012  |  Larissa Reith

Chroniques Italie | $node.data_map.image_news.content Prière de ne pas (mou)rire

Il semblerait que décéder ne soit pas un droit universel. Le maire de Falciano del Massico, un village sud-italien, a en effet formellement interdit à ses habitants ainsi qu'aux visiteurs de passage de mourir sur le territoire, faute de place dans le cimetière ! Entré en vigueur le 2 mars, ce décret insolite a déjà été enfreint par deux "délinquants". La peine encourue reste toutefois inconnue...


16.05.2012  |  Pauline Raimbault

Chroniques $node.data_map.image_news.content Ô miroir, mon beau miroir

Équipé d'un logiciel d'analyse vidéo biométrique, le miroir du Néérlandais Marnix de Nijs scrute les traits de celui qui s'y mire. Puis il les compare avec sa banque de données nourrie de quelques centaines de personnalités publiques choisies pour leurs actes controversés. Une voix informatisée annonce l'identification du visiteur et de son côté obscur...
Critique du monde contemporain, Marnix de Nijs interroge votre reflet avec humour et par là même l'utilisation massive de la technologie biométrique au sein de l'espace public. Mirror Piece est à découvrir durant Les Bouillants #4, manifestation qui mêle art numérique et citoyenneté, et pose cette année une question sensible des frontières. Offrent-elles ou imposent-elles de nouvelles réalités ?
Exposition / du 22 avril au 20 mai / Vern-sur-Seiche / bouillants.fr


16.05.2012  |  Marianne Mingant

Chroniques $node.data_map.image_news.content Peindre et faire à manger

Nourriture et peinture, drôle de mélange (« digeste ou indigeste » ?) au programme de cette conférence de Yanou Josse à la galerie nantaise Passage Sainte-Croix. Comment, hier et aujourd’hui, les peintres européens se sont approprié notre alimentation ?
Ils sont nombreux à s’être penchés sur cette question. Des fruits et légumes humanisés par Arcimboldo à l’exploration de nos fins de repas par les représentants du Eat art des années 60-70, en passant par l’utilisation des aliments comme matériau plastique, il y a à boire et à manger dans ces « repas sous la griffe des artistes ».
Conférence / 24 avril / Passage Sainte-Croix / passagesaintecroix.ek.la


16.05.2012  |  Pauline Durillon

Chroniques Espagne | $node.data_map.image_news.content La noche flamenca

Qu'on se le dise, le flamenco recouvre trois disciplines différentes : le chant (el cante), la danse (el baile) et la musique (el toque). Ce blues andalou exprime à la fois la joie et la souffrance. Depuis 2010, le flamenco est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité à l'Unesco.
à l'honneur lors de la Nuit du Voyage à Thouaré-sur-Loire, la nouvelle génération de la danse flamenca incarne l'émotion, la féminité et la force, grâce à Helena Cueto et Eva Luisa, accompagnée par ses talentueux musiciens.
Et comme la nuit, tout est permis, l'invitation se prolonge entre un bal sevillan, un show comique des Sevillanas Locas et les tablaos des élèves de la Peña, le crieur de rue Dago, démultipliant pour une seule nuit les possibilités de goûter à l'allégresse andalouse.
Festival La Nuit du Voyage / 28 avril / Thouaré-sur-Loire  / yaka.free.fr


16.05.2012  |  Marianne Mingant

Chroniques Suède | $node.data_map.image_news.content Hard-core Suédé 

C’est la Suède Connexion à Rennes. Institution des bas-fonds de la capitale bretonne depuis dix ans, le Mondo Bizarro accueille cinq groupes suédois en avril et mai : de la pop de Molly Nilsson au hardcore d'Always war et Bitter taste of life en passant par l'incontournable punk d'Agent Bulldog et Anti Pati.
Inconnus au bataillon ? Aucun souci, la simple évocation du nom Mondo Bizarro est le gage d’une soirée suante, charmante, et pas franchement reposante… Le patron Bruno sait recevoir dans sa taverne punk baptisée en hommage au douzième album des Ramones, une référence qui donne le ton. Si les groupes locaux y jouent comme à la maison, il arrive parfois que quelques légendes pointent le bout de leur six cordes à Rennes : parmi eux Wayne Kramer du MC5 et surtout Marky Ramone, le batteur des Ramones ! Comment dit-on « The right place to rock » en suédois ?
Concerts / avril-mai / Mondo Bizarro / Rennes / mondobizarro.free.fr


16.05.2012  |  David Thomas