Lever de rideau
En revanche, lecteur, nous te convions à t’attarder sur ce magazine papier qui s’est mis sur son 31. Outre l'épuration de la mise en page, dans un souci de fraîcheur et de simplicité, nous avons repensé certaines rubriques du magazine. Un nouveau chemin de fer qui devrait permettre une lecture plus aisée, plus agréable. L’apparition d'Out of Europa ou C’était mieux après correspond à notre volonté de ne pas se cantonner à une vision fermée de l’Europe, ni à la course à une actualité toujours plus actuelle. Notre dossier arrive plus tôt dans le magazine pour mettre en valeur le travail de la rédaction qui planche plusieurs mois sur un sujet décalé et réfléchi. Pour le reste, lecteur, tu retrouveras aisément tes rubriques préférées, des Apostilles culturelles à la Fiction d’anticipation, de la Voix de la VO à la Planche centrale.
Outre son "rubriquage", Europa a aussi fixé sa marche, c'est-à -dire l'ensemble de ses règles orthographiques et typographiques, lors d'un très officiel Grenelle de la typo. Que faire des anglicismes, des néologismes ou du sexisme de notre grammaire ? Là encore, nous expérimentons pour faire vivre la langue. Un français riche et juste auquel nous restons fermement attachés. Pas 1 sou-langaj easy-speaking à donf' pour écrire djeun’s, ni des circonlocutions inopportunément superfétatoires pour noyer le lecteur.
Ces évolutions sont le fruit d’un travail collectif des bénévoles de l’association, cette dream team qui se renouvelle en partie chaque année. Ce qui n'est pas si facile pour assurer la modeste longévité dont jouit le journal, depuis le premier numéro en février 2004, lancé par une poignée d’étudiants. Étudiante et jeune, sans être sectaire et fermée, toujours à la recherche de fraîcheur, de créativité et de sang neuf, cette identité est dans les gênes d’Europa et fait sa force.
Mais chut, la séance va commencer...