Ce qui plait, ce qui est beau
Cette année, le thème choisi trouve son origine dans le plaisir, où qu'il se place. C'est beau. « Je plairai » cette volonté conditionnelle échappe à la réalité, que le cerveau remplace. C'est beau. La simple volonté du malade est alors capable de donner l'illusion de la guérison sans l'effet du médicament, la pharmacologie cède la place. C'est beau. Partant de là , nous prenons cette définition médicale, et on la déplace. C'est beau.L'illusion de la rencontre, grâce aux réseaux sociaux, possible sans jamais changer de place. C'est beau. L'illusion de la culture, sans réelle volonté politique de créer une éducation où chaque citoyen aurait sa place. C'est beau. L'illusion de la richesse, sans la création matérielle de valeur, si ce n'est celle des bénéfices et des actions qu'elles placent. C'est beau.
L'illusion de la démocratie, sans la voix donnée au peuple par le pouvoir en place. C'est beau.
À l'inverse, la volonté peut également nuire à l'individu, tel un effet domino. C'est beau. Lorsque le mental réussit à agir sur le corps au point de lui dicter des maux infernaux. C'est beau. Il est temps de conclure cet édito qui, sans jamais mentionner le sujet essentiel, n'était finalement qu'un passe-plat. C'est beau.
Illusoire ou réel, nous espérons que ce numéro vous procurera du plaisir.