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De la Mongolie à la Sibérie

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Rónán Mac Dubhghaill, Array
Articles | Publié le 22.09.2011 Sixième partie – Après la Thaïlande, le Cambodge, la Chine et la Mongolie, Ronan le reporter sans frontières traverse à présent la Russie, tentant de trouver, en interrogeant des gens le long de la Route de la Soie, les origines de l’identité européenne.

Au Nord de la Mongolie, un passage vers la Sibérie

La Sibérie est un lieu qui a une image mythique, voire parfois sinistre, dans l’imaginaire russe.

Les symboles en sont bien connus. Une terre vaste, sans limites, une terre vierge, immense, impossible à conquérir ; son essence même est d’être inexplorée. La Sibérie est un lieu riche en beauté, en minéraux et en ressources naturelles.

Elle est aussi synonyme d’exil, de rigueur, et du Goulag. Cette dichotomie existe depuis que les européens, les russes, se sont aventurés dans l’Est sibérien.

Aventures transsibériennes

Le Transsibérien est un souffle de vie sur la Sibérie. Beaucoup de villes n’ont été fondées qu’après sa construction, comme Novossibirsk, la plus grande ville de Sibérie, et « la capitale de la Sibérie indépendante ! » comme le dit Igor, habitant d’Irkoutsk.

Pour d’autres, le Transsibérien maintient le commerce, assure la liaison avec le monde extérieur, au delà des frontières de la Sibérie. Construit par les Tzars de l’Empire Russe, il devint un instrument de la révolution et reste aujourd’hui un symbole important, non, vital de la Russie.

S’étendant de Moscou à Vladivostok sur la côte pacifique, c’est le plus long chemin de fer ininterrompu du monde.

Baïkal

Ma première étape le long de cette voie était Irkoutsk et le lac Baïkal. Ce joyau de la couronne russe est un monument naturel sous-estimé en dehors de la Russie. Il contient un quart des réserves d’eau fraîche de la planète, potable sans traitement – je peux en témoigner !

Avec ses 1,8 kilomètres de profondeur, c’est aussi le lac le plus profond du monde, cela sans compter les plus de 6 kilomètres de limon sous le lac avant d’atteindre le sol dur.

Il abrite de nombreuses espèces qui n’existent nulle part ailleurs ; le phoque de Sibérie et l’omul n’en sont que deux exemples. C’est aussi l’un des lieux les plus magnifiques et les plus exaltant que j’ai visités.

Olkhon

Étant moi même insulaire, je ne pouvais résister à l’opportunité de visiter l’île d’Olkhon sur le lac Baïkal. Cette île est un microcosme du meilleur de la Sibérie et de sa brutalité. D’une beauté incroyable, cette île est immaculée, éblouissante et sublime.

Les eaux glacées qui l’entourent l’illuminent d’une brume azur qui reflète le ciel bleu par temps clair. Ses forêts et ses collines chantent les mélodies des montagnes au lointain. Cette terre est cependant en danger de dégradation environnementale en raison du développement industriel aux alentours et du tourisme irresponsable.

Près du village principal, Koujir, se trouvent les ruines d’un ancien Goulag de l’Union Soviétique.

Les montagnes, le lac et la forêt apparaissent alors comme une prison avec ses grands murs et ses barreaux, isolée dans un désert. L’île est aussi sujette à des hivers extrêmement rudes, le vent glacial qui souffle sur le lac venant s’ajouter au froid sibérien qui atteint les -40 degrés.

Renouveau spirituel

Sur l’île d’Olkhon, j’ai eu la chance de rencontrer Sergey Yeremeev. Sergey vit sur le site de la seule église orthodoxe russe de l’île, l’autre forme de culte pratiquée sur l’île étant le chamanisme.

Sergey a rénové l’église d’Olkhon qui est aujourd’hui un lieu de pèlerinage attirant pèlerins orthodoxes et non orthodoxes, comme moi-même. Sergey accueille tous ceux qui désirent loger avec lui à l’église, gratuitement et sans obligations religieuses. J’étais heureux d’accepter.

L’âme de la Russie

Sergey, moscovite, a vécu de nombreuses années en France, a étudié à la Sorbonne et parle couramment français, anglais et grec. Inspiré par les Écritures à partir en pèlerinage pour explorer sa foi en Grèce, il s’est ensuite aventuré en Palestine où il lui a été conseillé, à Bethléem, d’aller à Olkhon et d’y rénover l’église.

C’est ce qu’il a fait. Abandonnant une carrière prometteuse à Paris, il s’est aventuré dans les profondeurs de la Sibérie orientale pour sonner les cloches de l’île d’Olkhon, une tâche à laquelle il s’attèle quotidiennement avec son fils de trois ans. Même un mécréant comme moi peut apprécier l’engagement sincère de cet homme à sa foi.

Selon lui, « depuis la chute de l’Union Soviétique, l’Église a joué un rôle de plus en plus important dans la vie des gens. Beaucoup qui, comme moi, ne savaient rien de la foi se tournent à présent vers elle, et elle gagne en reconnaissance morale. » Un sort bien différent de celui de l’Église catholique en Europe.

Quand je l’interroge sur la Russie et ses liens avec l’Europe, il affiche un sourire ironique et me répond : « C’est une question intéressante ; elle a guidé la destinée russe depuis des siècles. Nous sommes et ne sommes pas européens. Nous sommes quelque chose d’autre, entre l’Europe et l’Asie. Nous sommes russes. »

En route pour Omsk

Quittant à contre cœur Irkoutsk et le lac Baïkal, j’entreprends un voyage en train de 40 heures vers Omsk. Traversant les paysages, je médite sur ce que je suis en train de quitter, et ce vers quoi je me dirige. Je n’étais pas préparé à Omsk.

Près d’une cafétéria à côté de la gare, j’attends mon hôte. Un homme s’approche de moi, me demande apparemment une cigarette. Je bredouille « Niet pa ruski » (je ne parle pas russe).

Il répète sa demande dans un anglais étonnamment bon, et me dit qu’il s’appelle Stepan. Je lui donne une cigarette (bonne monnaie d’échange en Russie) et il l’allume.

Silencieux, il semble un instant confus, comme s’il essayait de résoudre une énigme. Stepan lève alors les yeux vers moi et s’écrie d’un air incrédule « Mais qu’est-ce que tu viens foutre à OMSK ?! »

Il n’y a pas beaucoup de touristes à Omsk.

Rónán Mac Dubhghaill, Dublin Irlande