Christine ou le discours sur la méthode
Nico : En 2005-2006, une brèche a été ouverte. On a compris avec plein de gens que la musique électronique pouvait être aussi influencée par le Rock, par la Funk, par le Hip-hop, par la Disco. Et on pouvait intégrer toutes ses influences dans les sonorités électro… dans les grosses machineries gonflées de beats. À travers tout ça, il y a un gros vide compressé.
Comment danser?
Nico : Il y a une question de BPM. 120 BPM, 130 BPM : c’est le format dance qui est le format adéquat pour faire bouger ton corps !
Sur quel rythme ?
Stéphane : Peu importe les sonorités que tu vas imposer à ce beat. Avec l’électro actuelle, il y a ce côté powerfull, plus que ce que le discours donne à entendre.
Sur la scène Xavier Grall ?
Stéphane : Ce soir, on joue plus d’une heure, on complète aussi avec des sets et des mix d'artistes.
Les nouvelles technologies ?
Nico & Stéphane : C’est pareil que de faire la composition, on mix’ avec des musiques aléatoires. Dans les studios, on essaye des plugins. Après c’est aléatoire. Aujourd’hui ce qui est génial avec les ordinateurs, tu peux jouer tel un orchestre symphonique. Pour nous, c’est suffisant l’analogique au niveau de la qualité. Et de toute façon, les sons ont les re-défonce derrière.
Beaucoup de travail a été amené pour donner un son analogique. Il y a un travail passionnant qui nous amène à revenir sur des sons d’il y a trente ans. Nous, on n’est pas dans le synthétique. On veut un son fixé qui va être super-analogique mais avec la compression et la puissance d’aujourd’hui. On écoute des vieux trucs des années 70 mais on se dit, c’est avec le jeu musical de l’époque. Notre truc, c’est de redonner aux sons d’il y a trente ans leur ferveur et tout l’envol que les technologies d’aujourd’hui permettent de faire.
On n’est pas sur les derniers cris des synthés, du numérique. On est plus dans la recherche d’un son authentique et vintage avec toute cette puissance que l'on cherche à faire ressortir.
Electro-rock-garage ?
Nico & Stéphane : Nous, on s’éclate bien depuis quelques mois en gagnant un peu de notoriété. Ça fait plaisir d’avoir des milliers de personnes devant soi. Aux Trans Musicales de Rennes, c’était différent.
Depuis, on s’est trouvé par exemple dans une salle configurée pour 3 000 personnes, où il y en avait 5 000.