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Rencontre avec Álex de la Iglesia

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Tous droits reservéIglika Stankova
Articles | Publié le 22.03.2012 Álex de la Iglesia, invité d’honneur à la 22è édition du Festival du Cinéma Espagnol de Nantes, a présenté en avant première son tout dernier film La chispa de la vida. A la fois tragique et très comique, le film reflète à merveille la décadence éthique et morale de notre société.

Le décor que vous avez choisi pour tourner La chispa de la vida sont les ruines d’un théâtre romain. C’est là, devant les regards de tous, que se joue le sort de Roberto, immobilisé par un tige de fer, planté dans sa tête. C’est comme si on regardait une pièce de théâtre filmée. Cette approche vous a-t-elle permis de jouer plus avec l’absurde et la réalité ?

Álex de la Iglesia :

C’est exactement la raison pour laquelle j’ai choisi cette approche. Dans le scénario initial, l’action se déroulait sur un chantier. Quand nous avons commencé à réfléchir avec le décorateur sur l’endroit précis du tournage, on voulait que le chantier ressemble à un théâtre. Surtout parce que si on filmait un homme allongé par terre, on ne verrait que sa tête et quatre visages qui le regardent. Mais s’il y a des gradins comme dans un vrai théâtre, on pourrait voir les autres visages qui contemplent la personne allongée. Et finalement, on s’est dit que ce serait beaucoup plus intéressant de trouver un vrai théâtre romain. Ensuite, on m’a laissé deux - trois mois pour changer le scénario. Cela m’a permis d’inclure d’autres personnages comme le Maire et la Directrice du musée qui ont formé le noyau de l’histoire. C’est à ce moment-là que j’ai senti que j’étais sur la bonne voie.

Le film évoque l’impact de la crise sur les valeurs morales du peuple espagnol. On a l’impression que les spectateurs, venus soutenir cette victime, allongée sur la scène du théâtre romain, s’attendent aveuglement à un happy end. Mais finalement, c’est la déception qui triomphe …

Álex de la Iglesia :

C’est notamment la clé du film. Prenons le personnage féminin principal, joué par Salma Hayek. Elle a toujours espéré ce final heureux et c’est cela qui va l’amener à détruire son mari. Elle a trop cru à l’intuition d’un impresario qui agissait selon des idées abstraites. C’est le même optimisme exagéré, la même confiance aveugle, qui a poussé l’Europe vers la crise. Il fallait croire au labeur, au travail, enfin, aux choses beaucoup plus concrètes.

Vous faites des films depuis vingt ans. Comment évaluez-vous l’état du cinéma espagnol aujourd’hui ?

Álex de la Iglesia :

Si on parle des films en soi, c’est un très bon moment pour le cinéma espagnol. Ce sont les meilleurs films qui ont été faits depuis très longtemps. Le cinéma espagnol est extrêmement hétéroclite en ce moment. C’est vrai qu’Amoldovar a projeté l’image du cinéma espagnol dans le monde entier et c’est grâce à lui que les gens s’y intéressent. Ils se sont aperçus qu’il existe d’autres réalisateurs espagnols qui valent le coup, qui font des choses intéressantes. Je me sens comme le fils de Pedro, car il a produit mon premier film et je suis très fier de faire partie des cinéastes espagnols de notre époque.

Iglika Stankova, Nantes France

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Iglika Stankova
Nantes, France


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