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Les résultats confirment la victoire des Conservateurs, avec 36% des voix et 306 sièges de députés, mais il leur en manque une vingtaine pour constituer un gouvernement. Ensuite, les Travaillistes obtiennent 258 sièges, puis les Libéraux-Démocrates, ou Lib-Dems, 57 sièges, puis les autres formations 28 sièges. C’est la première fois depuis 1974 que le Royaume-Uni risque d’avoir un « Hung Parliament », c’est-à-dire qu’aucune majorité absolue ne se dégage à l’issue des élections. Vers une réforme du système politique ? Quoiqu’il en soit, l’expérience montre que les coalitions et les gouvernements minoritaires sont éphémères et une nouvelle consultation d’ici la fin de l’année n’est pas exclue. Nick Clegg profite de la situation pour reprendre une des ses idées phares : la réforme du mode de scrutin des élections législatives. En effet, le système uninominal à un tour, qui n’a pas bougé depuis plus de 150 ans, montre ses limites. Cela se vérifie clairement à la lecture des résultats : le Labour décroche 258 sièges avec 29% des voix et le Lib-Dem en a seulement 57 avec 23%... Le Royaume-Uni abandonnera-t-il alors le système du bipartisme, jusque-là traditionnel ?
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