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À peine ai-je franchi le pas de l'entrée que, déjà, un patron hongrois m'interpelle. Il m'indique de ranger mon appareil photo. Un peu plus loin, un groupe d'hommes, chinois, m'invite à jouer aux cartes avec eux, et pose pour moi…La première chose qui m'a frappé en arrivant aux alentours du marché chinois, situé à quelques mètres de la gare de l'Est, Keleti pályaudvar, c'est le changement de population. Dans la Budapest cosmopolite, cette partie de la ville est, elle, majoritairement habitée par des Chinois immigrés. Contrairement à mes attentes, on y trouve peu de produits traditionnels chinois. Ce sont plutôt des contrefaçons que des Hongrois de tous âges viennent acheter à bas prix : casseroles, vêtements, sous-vêtements, couverts, babioles en tout genre. Alors que je flâne dans ce labyrinthe, je tombe soudain sur un groupe occupé à jouer aux cartes et à parier. J'observe la scène. Puis, les hommes remarquant mon appareil photo, le dialogue s'amorce: «Qui es-tu? Qu'est-ce que tu fais là, à nous regarder?» Malgré nos difficultés linguistiques, mes explications leur conviennent. Ils m'invitent à jouer. Je m'excuse timidement expliquant que je n'ai pas d'argent, mais je leur propose de faire quelques photos. Rire chaleureux et pose sérieuse, ils jouent le jeu, puis m'oublient. Je photographie à loisir badauds, joueurs et conseillers. Je leur montre finalement mon travail, ce qui semble les amuser autant que moi. Brusquement, deux Hongrois débarquent: Photo NO! NO PHOTO,NO…
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