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"Arrêtons de renier nos racines !" se plaint un internaute. En Belgique, la fusion de l’Université Catholique de Louvain (UCL) avec deux autres universités (la Faculté catholique de Mons et la Faculté universitaire Notre-Dame-de-la-Paix de Namur) pourrait entraîner la suppression de l’adjectif catholique pour la nouvelle institution. Ce processus de fusion pourrait aboutir en septembre 2010. La Toile, davantage que les amphithéâtres, relaye ce débat. Le site du journal La Libre lui a même réservé un forum. Les arguments ? La vieille tradition chrétienne pour les uns, la laïcisation moderne et inélucable pour les autres. Le professeurs Van Parijs est favorable à la suppression du "C". Selon lui, il faut respecter la diversité des futurs étudiants "dans un paysage universitaire de plus en plus mondialisé". Pour un étudiant anglo-saxon ou asiatique, le terme "catholique" peut en effet intriguer ou pire, rebuter. Dans tous les cas, il ne fait pas sens. La course à la "visibilité internationale" et la chasse aux partenariats avec les grandes universités mondiales n’autorise plus à se tirer une balle dans le pied, estiment les "anti-C". "Ca n’influe pas sur le choix des étudiants, à part quelques-uns peu ouverts d’esprit ! affirme Gary Niblock, étudiant nord-irlandais. Moi-même, je suis protestant. Certains de mes amis ont été stupéfaits que j’aille dans une université catholique mais l’Europe est laïque et rien n’empêche d’étudier correctement". Si les étudiants ont entendu parler de ce débat, peu s’en préoccupent réellement. Le 20 octobre, un appel a été lancé pour enlever l'adjectif "catholique" de la future université. Bilan: des centaines de signatures recueillies, mais moins d'une quarantaine provenant d'étudiants ou anciens étudiants. Le contre-appel a reçu un soutien beaucoup plus limité en voix du personnel des quatre universités mais bien davantage en voix d’étudiants et surtout d’anciens étudiants. Comme le rappelle le journal Le Soir dans un article de fin décembre, la question sur la suppression de la connotation religieuse s’est posée pour de nombreuses institutions. Certaines l’ont conservée (Mutualité chrétiennes, syndicat CSC), d’autres l’ont effacée tels les Scouts ou le Centre démocratique humaniste (CDH), ancien Parti social-chrétien (PSC) flamand. Au final, l'adjectif "catholique" suffit-il à lui seul pour maintenir des valeurs religieuses à l'université de Louvain ? La question se pose d'autant plus dans une université qui n'aurait de catholique que le nom. S'il y a souvent des crucifix dans le amphithéâtres, L'UCL n'est par exemple plus dirigée par un membre du clergé depuis la fin des années 1980. Du coup, même au sein des départements sensibles de théologie et de médecine, "le C sonne creux" commente une étudiante.
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