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En janvier 2009, KristiansandAvis, un hebdomadaire de Kristiansand, la 4ème ville du pays consacrait une page entière aux difficultés du marché de l’immobilier. Il faisait état de plusieurs propriétés en vente depuis plusieurs semaines, dans un quartier pourtant prisé. Coïncidence ou ralentissement du marché bancaire, se demandait l’hebdomadaire ? Lars Omerstad, employé de la Spareskillingbanken (caisse d'épargne), confie que les caractéristiques du marché de l’immobilier font que les Norvégiens préfèrent attendre et passer les fêtes de Noël avant de mettre leur bien en vente sur le marché de l’immobilier. Cela pourrait donc expliquer le nombre de biens sur le marché de l’immobilier, mais en partie seulement… Touchées, coulées ? Comme dans les autres pays européens, la crise bancaire s’est traduit par une baisse des liquidités, à l’origine d’un ralentissement du marché de l’immobilier. Néanmoins, face à l’intervention de l’Etat norvégien, qui a travaillé à baisser les taux d’intérêts et à injecter des liquidités sur le marché, le marché financier « est en train de se détendre », selon l’expression de Lars Omerstad. Non seulement le Père Noël a apporté des liquidités aux banques norvégiennes, mais il leur a aussi apporté de la confiance. « La Norvège est comme une île », déclare Lars Omerstad. Bien que la demande de pétrole ait diminué avec la crise, il n’en reste pas moins que l’or noir constitue une source importante de revenus pour l’Etat. Les Norvégiens jouissent ainsi d’un système de sécurité sociale souvent cité en exemple dans le monde entier. Si les clients de la Spareskillingbanken perdent leur emploi, le système de sécurité sociale pourrait au moins « couvrir les taux d’intérêts et leurs dépenses pour vivre », explique le banquier. La richesse de l’économie norvégienne et son système de sécurité sociale contribuent donc à un certain optimisme pour nombre de norvégiens. La vigilance malgré tout Les banques restent tout de même prudentes et ont augmenté le nombre de garanties demandées auprès de leurs clients. Ainsi, la Spareskillingbanken n’octroie plus de prêt immobilier si son client ne peut fournir un minimum de 10-20% du montant du prêt en apport. Cette dernière préfère en effet rester vigilante à court terme. Pour ce qui est du long terme, Lars Omerstad résume la situation par ces mots : « nous ne pensons vraiment pas que cela devienne un problème ».
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