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Le 18 décembre 2007 un événement historique s’est produit : grâce à l’engagement en première ligne du gouvernement italien, l’Assemblée Générale de l’ONU a dit « oui » à la moratoire contre la peine capitale dans le monde entier. Depuis bien 14 ans l’Italie s’est activement engagée dans la lutte contre la peine de mort en s’exprimant toute d’une seule voix. Pour une fois, le pays a réussi à aller au-delà des différents courants politiques qui habituellement fendent en deux parties l’opinion publique du pays. Et tout ce au nom des Droits de l’homme. La campagne en défense du moratoire universel contre la peine de mort est partie de l’Italie sous l’impulsion de l’association Nessuno Tocchi Caino, pour ensuite se répandre aux autres pays et organisations internationales. En 1994, pour la première fois le gouvernement Berlusconi avait déjà présenté une résolution a l’Assemblée Générale de l’ONU. Qui avait échouée de huit voix. A partir du 1997, sous initiative italienne, puis européenne, la Commission de l’ONU pour les droits de l’homme a approuvé chaque année une résolution qui demande « un moratoire des exécutions capitales jusqu’à leur complète et définitive abolition ». En 2006, le gouvernement Prodi a proposé à nouveau la motion, cette fois-ci acceptée. Le 15 novembre 2007 la troisième Commission de l’Assemblée Nationale de l’ONU a approuvé la résolution pour le moratoire contre la peine de mort avec 99 voix pour, 52 contre et 33 abstentions. Quelques jours plus tard, le 18 décembre 2007, l’Assemblée Générale a ensuite ratifié la moratoire approuvée par la Commission avec 104 « oui », 54 « non », et 29 abstentions. Le gouvernement était représenté au « Palais de Verre » par le Ministre des Affaires Etrangères Massimo D’Alema qui a estimé la résolution « d’une portée historique ». Il a aussi parlé de « grande satisfaction » ainsi que « d’un résultat bien au-delà des prévisions ». Cependant, les opposants au moratoire ne sont pas évidement de la même opinion. « Le vote sur la résolution a témoigné qu’il n’existe pas un consensus international concernant la peine de mort. Presque la moitié des membres de l’ONU n’a pas voté en faveur de la résolution en créant une évidente gêne parmi beaucoup de délégations. Il s’agit d’une question de justice pénale, non de Droits de l’homme » a déclaré Vanu Gopala Menon, ambassadeur de Singapour à l’ONU. D’après Menon, le seul succès des supporteurs a été celui d’augmenter les divisions et essayer d’imposer aux autres membres leur propre vision du monde. « Singapour ne va pas changer son système pénal face à ce vote-ci. C’est notre droit souverain choisir selon notre système judiciaire » a-t-il ajouté. Dans ce cas là la peine de mort n’est pas considérée comme une bataille en défense des droits de l’homme mais comme une intrusion dans des affaires concernant la sphère de la souveraineté nationale. Et l’Europe ? L’après moratoire La peine de mort aujourd’hui
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