|
LES DOSSIERS D'EUROPA ![]()
Réchauffement climatique aidant, l'été s'annonce sans habits... Qu'elle soit ... ![]()
Mémoire collective, système des retraites, l'Europe n'en voit pas le bout. Menacés par... ![]()
La Pèch', ONG nantaise de liaison avec les pays d'ex-URSS, était déjà en Ukraine lors... ![]()
L'air de rien, le 1er décembre dernier, l'Europe a tourné une page dans l'histoire de... ![]()
Mettons-nous à la page numérique Non, le développement de l'édition numérique n'annonce pas la mort du livre papier, mais il... ![]() |
Il y a dix-huit ans, avoir un crédit pour se procurer un logement neuf ou bien changer une vieille Lada en une voiture de marque prestigieuse n'était pas imaginable. Le crédit s'est, depuis, développé. Pourtant, depuis quelques mois, le système s'est écroulé. Le déficit financier a obligé les banques à augmenter les taux des crédits, obligeant les Ukrainiens à payer trois fois plus. Le gouvernement et la Banque nationale reconnaissent l’ampleur du problème, mais ne peuvent rien entreprendre : les banques ukrainiennes sont en majorité privées. Derrière l’argent facile, le revers de la médaille : au cas où le débiteur - l’Ukrainien moyen – ne rembourse pas son emprunt dans les délais fixés, la banque lui confisque son logement tout meublé ou sa voiture chérie. Résultat : les banques organisent des ventes aux enchères publiques où elles espèrent trouver des clients capables d'acheter des biens immobiliers, des voitures saisies... et payer comptant. La situation semble inextricable. Le nombre de chômeurs s’accroît constamment (plus de 2 millions en janvier), et avec leur emploi, les Ukrainiens perdent la dernière chance de rembourser leur prêt bancaire. Déjà, les Ukrainiens évoquent dans leurs conversations le temps jadis, celui de la Perestroïka, où rien n’était à perdre car on n’avait rien à posséder. A présent c’est le même scénario avec une seule nuance – on perd tout ce qu’on possède.
|
|||||||||||||||||