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Depuis la fin de la Guerre froide et la chute du Mur, les violences dans la région séparatiste d’Ossétie n’ont jamais vraiment cessé. La Géorgie voit chez ces rebelles montagnards des sbires de Moscou. A la déclaration officielle de l’indépendance géorgienne, en avril 1991, personne ne reconnaît en Ossétie du Sud, ni en Abkhazie plus à l’ouest, le statut autonome qu’elles revendiquent. Seule la Russie voit l’intérêt qu’elle a à garder des territoires amis dans cette région truffée de pipelines et gazoducs entre les mers Caspienne et Noire. Particulièrement en 1993, la répression russe contre l’entêtement du président géorgien Edouard Chevardnadze fera des dizaines de milliers de morts et provoquera des déplacements massifs de population.En décembre 2006, le Journal Europa (n°10) publiait déjà les controverses du référendum ossète, les autoproclamant rattachés à la fédération russe. Ni Tbilissi, ni la communauté internationale n’avaient reconnu ce scrutin.L’été dernier, des tirs géorgiens en direction de Tskhinvali, la capitale ossète, avaient relancé les doutes sur les volontés pacifistes de Mikheil Saakachvili, le meneur de la Révolution des Roses en 2003 et successeur de Chevardnadze. Il est alors fortement contesté par ses anciens alliés. Ça sent le gaz au Caucase Depuis le début de l’année, les tensions étaient encore palpables en Abkhazie et Ossétie du Sud. Dès le mois de mai, en raison de provocations géorgiennes, la Russie a renforcé ses troupes dans ces régions séparatistes. En réalité, ce sont des Cosaques du Don, barbouzes montagnards qui ont marqué l’histoire par leur combativité sur tous les fronts soviétiques, qui ont lancé des appels aux volontaires pour intégrer l’armée Sud-Ossète. Le jour du lancement des JO – moins d’un mois après la visite de Condoleeza Rice à Tbilissi, un hasard ? –, la Géorgie lance une opération militaire sur Tskhinvali pour reprendre l’Ossétie du Sud. Dès le lendemain, Moscou avait déjà riposté avec une force démonstrative sur les villes de Senaki, Kutaisi, Poti, Marneuli, Vaziani, Kodori, à plus de 300 km de la zone de conflits pour ceraines. La ville de Gori est presqu’entièrement détruite au premier jour du conflit. L’Europe intervient… tard
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